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Souveraineté numérique : un enjeu mondial ?

Par : Wisy
31 janvier 2026 à 23:47

La souveraineté numérique n’est plus seulement un débat européen ou français : c’est devenu un sujet mondial.
Du Canada à l’Union européenne, en passant par les États‑Unis, la Chine, l’Inde ou encore l’Afrique, chaque région tente aujourd’hui de reprendre le contrôle de ses données, de ses infrastructures et de ses technologies.
Dans un monde où données, infrastructures et technologies façonnent nos décisions, nos économies et même nos démocraties, une question centrale émerge :

Comment chaque pays peut-il conserver son autonomie numérique face aux géants technologiques ?

Qu’est‑ce que la souveraineté numérique ?

La souveraineté numérique désigne la capacité d’un État, d’une organisation ou d’un citoyen à garder le contrôle sur ses données, ses infrastructures technologiques et ses usages numériques. En d’autres mots : savoir , comment et sous quelle juridiction nos données et nos outils sont exploités.

Le concept apparaît à la fin des années 1990 et se précise au fil des années face à la domination grandissante des géants technologiques mondiaux. Aujourd’hui, il englobe :

  • la maîtrise des données
  • l’indépendance vis‑à‑vis des plateformes étrangères
  • la protection contre les lois extraterritoriales (Cloud Act, Patriot Act, section 702 du FISA, Executive Order 12333, etc… )
  • la sécurité des infrastructures critiques
  • la capacité d’innovation locale.

Les trois piliers universels de la souveraineté numérique

La maîtrise des données


Peu importe le pays, la question centrale est : où sont stockées les données et qui y a accès ?

Pour le Canada, cela inclut par exemple la protection des données citoyennes à travers des initiatives comme les solutions CIRA DNS Firewall, qui encouragent à privilégier des technologies développées au pays pour améliorer la souveraineté et la cybersécurité.

Pour l’Europe, le RGPD reste une référence mondiale pour assurer une protection élevée des données personnelles.

Note : Le RGPD ne couvre pas les données industrielles. Ces dernières relèvent d’autres cadres juridiques et réglementaires.

Données personnelles, données de santé, données industrielles…
Elles représentent un nouveau pouvoir économique et politique. Assurer la souveraineté numérique, c’est :

  • savoir où les données sont stockées,
  • décider qui peut y accéder,
  • s’assurer qu’elles sont protégées par des lois adaptées (ex. RGPD, Loi25).

Le contrôle des infrastructures


Cela comprend les :

  • data centers,
  • clouds,
  • câbles sous-marins,
  • satellites,
  • serveurs et réseaux.

Les collectivités françaises peuvent utiliser des clouds certifiés SecNumCloud, qui garantissent un haut niveau de sécurité et de conformité, mais pas une souveraineté garantie.
En effet, comme l’a rappelé le directeur de l’ANSSI, SecNumCloud ne protège pas contre toutes les formes d’extraterritorialité, notamment si le fournisseur reste soumis à un droit étranger.

Source recommandée : analyse de Vincent Strubel, DG de l’ANSSI.

L’indépendance technologique


Il s’agit de limiter les dépendances critiques, notamment en :

  • utilisant des technologies locales ou open source,
  • diversifiant les fournisseurs,
  • renforçant les capacités nationales d’innovation,
  • évitant les situations où un acteur étranger pourrait couper l’accès à un service essentiel.

Tour du monde des stratégies de souveraineté numérique

Canada : priorité à la protection des données
Canada

Le Canada adopte une approche pragmatique axée sur :

  • l’hébergement local des données,
  • le renforcement de la cybersécurité,
  • l’adoption de solutions “made in Canada” pour les organisations publiques et privées.

CIRA, par exemple, encourage les organisations à donner la priorité à la souveraineté des données afin de renforcer la sécurité et la résilience face aux cybermenaces.

Données : Quelle est l’importance de la souveraineté des données pour les organisations canadiennes?

Europe : l’autonomie numérique comme mission stratégique
europe

L’Union européenne est l’un des acteurs les plus avancés, avec :

  • des réglementations strictes (RGPD, NIS 2, DORA, Data Governance Act, Data Act, etc.),
  • des initiatives cloud souverain,
  • des alternatives européennes aux solutions américaines,
  • la création d’un Observatoire de la souveraineté numérique pour mesurer les dépendances critiques, lancé en France en janvier 2026.

Plusieurs États membres abandonnent progressivement des outils américains (Teams, Zoom) au profit de solutions souveraines développées en interne ou en Europe. En France, la migration vers Visio, une plateforme souveraine hébergée localement, illustre ce virage massif.

Donnée : Sommet sur la souveraineté numérique européenne : des engagements emblématiques pour une Europe plus compétitive et souveraine

États‑Unis : la puissance technologique comme souveraineté
USA

La souveraineté numérique américaine repose sur :

  • la domination du cloud mondial (AWS, Azure, Google Cloud),
  • le contrôle des plateformes (Meta, Google, X…),
  • les lois extraterritoriales comme le Cloud Act, qui obligent les entreprises américaines à fournir des données même si elles sont stockées à l’étranger.
  • Le contrôle des câbles sous-marins, dont les GAFAM détiennent plus de 70 %
  • Les lois extraterritoriales, notamment le Cloud Act (réquisition judiciaire encadrée pour enquêtes criminelles), Section 702 du FISA (surveillance électronique secrète par la NSA), Executive Order 12333 (collecte de renseignement en dehors du territoire américain).

Note : Le FISA est généralement considéré plus intrusif que le Cloud Act, car il relève du renseignement, pas d’une procédure judiciaire.

Paradoxalement, cette souveraineté américaine devient un enjeu de dépendance pour les autres pays.

Chine : souveraineté totale et contrôle strict
Chine

La Chine applique l’une des approches les plus radicales :

  • Internet national contrôlé (Great Firewall),
  • plateformes chinoises (WeChat, Alibaba, Tencent),
  • cloud souverain,
  • hébergement obligatoire des données en Chine.

Son modèle repose sur une souveraineté numérique autoritaire et centralisée, profondément différente de l’approche européenne.

Donnée : La chine et le controle d’internet. Une Cybersouveraineté ambivalente.

Inde : souveraineté numérique et essor technologique
Inde

L’Inde mise sur :

  • le développement massif de technologies nationales,
  • des clouds locaux,
  • le projet “Digital India” pour contrôler ses données et infrastructures,
  • des législations contraignantes pour limiter l’influence étrangère.
Afrique : entre dépendances et émergence
Afrique

De nombreux États africains cherchent à réduire leur dépendance aux technologies étrangères.
Les enjeux sont importants :

  • Hébergement local rare → dépendance au cloud américain ou chinois
  • Besoin d’infrastructures souveraines
  • Volonté croissante de régulation plus stricte du numérique

Plusieurs pays lancent des politiques de cybersécurité nationales pour renforcer leur autonomie.

Donnée : La Souveraineté Numérique en Afrique : Enjeux Stratégiques, Défis et Opportunités


Pourquoi la souveraineté numérique est devenue un enjeu mondial ?

Plusieurs facteurs contribuent à placer la souveraineté numérique au cœur des débats :

La domination des géants du numérique

Les GAFAM (Google, Amazon, Microsoft, Apple, Meta) et leurs équivalents chinois (BATX) contrôlent une part massive des données mondiales.
Ils influencent les communications, l’innovation, les flux d’information et même certaines décisions politiques.

La montée des tensions géopolitiques

Sanctions extraterritoriales, menaces de coupures de services, “kill switches”, espionnage numérique…
L’Europe, Le Canada, et bien d’autres, fortement dépendants des clouds et technologies américains, se retrouvent en posture fragile.

L’explosion des cyberattaques

Les infrastructures critiques (santé, énergie, transport, collectivités) sont devenues des cibles.
Sans maîtrise des systèmes, impossible d’assurer continuité, résilience ou protection.

IA et données sensibles

L’IA dépend fortement du contrôle des données et du calcul, deux ressources stratégiques.

Ce que cela implique pour les entreprises

Peu importe le pays, les entreprises doivent :

  • choisir des clouds alignés avec leurs lois nationales (ex : RGPD en Europe) ;
  • renforcer la cybersécurité ;
  • éviter la dépendance totale à un seul fournisseur étranger ;
  • privilégier les solutions souveraines ou open source ;
  • connaître les réglementations transfrontalières qui s’appliquent.

Un enjeu mondial, une responsabilité partagée

numérique mondiaux


La souveraineté numérique est devenue un impératif planétaire.
Chaque région du monde, selon ses valeurs et ses besoins, tente aujourd’hui de trouver le juste équilibre entre :

  • sécurité,
  • indépendance,
  • innovation,
  • ouverture internationale.

Qu’il s’agisse de l’Europe, de la France, des États‑Unis, de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique ou du Canada, tous convergent vers un même constat :

Aucun pays ne peut dépendre entièrement de technologies qu’il ne contrôle pas.

La souveraineté numérique n’est donc pas une option :


c’est une condition essentielle pour l’avenir démocratique, économique et technologique du monde.

À voir également : Sécurité : Créer facilement des mots de passe efficaces



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Subscription Commerce: The Ultimate Guide to Ecommerce Subscription Models (2026)

30 janvier 2026 à 10:10

Subscription commerce builds recurring revenue by turning repeat purchases into subscriptions. This guide covers models, pricing, tech, operations, KPIs, and a launch checklist for 2026.

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Bato.to c'est fini - Le roi du scan manga coulé par la police

Par : Korben
30 janvier 2026 à 12:11

Yop les amis !

Mauvaise nouvelle pour les amateurs de lecture japonaises qui avaient leurs petites habitudes sur Bato.to. Le site, véritable institution du scantrad manga, a été mis hors ligne et cette fois, c'est pas une simple maintenance qui a mal tourné ou un serveur qui a pris feu (quoi que, ça arrive plus souvent qu'on ne le pense ^^).

Non, c'est la CODA (Content Overseas Distribution Association), c'est à dire l'organisme japonais de lutte contre le piratage, qui en collaboration avec les autorités chinoises, ont fait arrêter l'opérateur du site fin novembre. Le gars a admis opérer non seulement Bato.to mais aussi une soixantaine de sites liés comme xbato.com ou mangapark.io.

Honnêtement, impossible de se connecter ce matin, c'est le désert total. Apparemment, la base de données a été saisie et les serveurs sont aux fraises.

Du coup, c'est tout un empire qui s'effondre. Pour vous donner une idée de l'ampleur du truc, Bato.to c'était 350 millions de visites cumulées sur l'ensemble du réseau rien que pour le mois de mai 2025. Et niveau thunes, ça brassait pas mal puisque les revenus publicitaires montaient jusqu'à 400 000 yuans par mois lors des pics d'audience, soit environ 57 000 dollars. Ça commence à faire une belle somme pour de la scanlation illégale, surtout quand on sait que la plupart des traducteurs font ça pour la gloire (ou pour le kiff).

Perso, je trouve ça super moche de voir disparaître des archives communautaires aussi énormes parce que même si c'était pas "légal" c'était quand même un peu le temple du scan manga où l'on trouvait des pépites introuvables ailleurs, même si la qualité variait selon les équipes. Mais bon, faut pas se leurrer, quand y'a autant d'oseille en jeu, c'était inévitable...

Si vous êtes en manque de lecture, sachez que l'offre légale a quand même méga bougé. Avant c'était la galère absolue, mais maintenant on a des trucs comme Manga Plus (qui appartient à la Shueisha , donc c'est la source directe) ou Mangas.io . C'est quand même plus propre pour soutenir les mangakas qui triment sur leurs planches, sauf si vous lisez des trucs hyper obscurs qui n'arriveront jamais chez nous, là c'est plus compliqué...

D'ailleurs, pour ceux qui galèrent avec les chapitres qui sortent uniquement en japonais, y'a des outils incroyables maintenant. J'avais testé Manga Net sur Android et plus récemment Koharu, un traducteur de mangas par IA codé en Rust et franchement, ça automatise une grande partie du boulot de nettoyage et de trad. C'est peut-être ça l'avenir du scantrad finalement... des outils persos pour lire ce qu'on veut localement sans dépendre de gros sites qui finissent par se faire chopper.

Bref, une page se tourne. L'opérateur a été libéré sous caution en attendant la suite de la procédure, mais ne comptez pas trop sur un retour du site de sitôt. Va falloir trouver une autre crémerie ou, folie suprême, commencer à acheter vos tomes préférés.

Ahahaha !

Source

Stop Killing Games dépasse le million - L'UE va devoir agir

Par : Korben
28 janvier 2026 à 22:55

Yop les amis ! Je ne sais pas si vous avez conserver de la grande époque vos jeux PC mais entre ceux qui ne s'installent plus et ceux dont les serveurs sont partis en fumée, y'a de quoi avoir les boules.

Mais tout n'est pas perdu encore parce qu'on vient de franchir un cap monumental pour l'avenir de notre patrimoine de gamer !

En effet, si vous suivez un peu l'actu, vous savez que l'initiative " Stop Killing Games ", lancée par le youtubeur Ross Scott , se bat pour empêcher les éditeurs de transformer nos jeux préférés en quelque chose de mort et inutile. Au début, quand Ross a lancé ça, je me demandais si ça allait vraiment prendre...

Hé bien, je suis un homme de peu de foi car figurez-vous que la pétition européenne a officiellement dépassé le million de signatures validées. Ce sont 1,29 million de citoyens qui ont dit "STOP" à cette pratique douteuse de l'obsolescence programmée logicielle .

C'est H-A-L-L-U-C-I-N-A-N-T !

Concrètement, ça veut dire que la Commission Européenne est maintenant obligée de se pencher sur le sujet. C'est pas comme la France avec ses pétitions en mousse anti-chasse qui disparaissent mystérieusement du site quand elles reçoivent trop de signatures hein ^^. La commission a donc 6 mois pour rencontrer Ross, écouter les arguments et décider s'ils vont pondre une nouvelle loi. Reste à voir s'ils vont pas essayer de noyer le poisson...

J'ai donc tenté de voir ce que les éditeurs en pensaient, et sans surprise, c'est le silence radio ou les excuses bidons. On a depuis longtemps perdu tout simplement le droit de posséder réellement nos jeux. Vous vous souvenez de The Crew d'Ubisoft par exemple ? Hop, serveurs coupés en 2024, jeu injouable. C'est comme si vous achetiez une bagnole et que le constructeur venait reprendre le moteur 3 ans plus tard. C'est n'importe quoi.

Ce qui est cool avec cette initiative je trouve, c'est qu'elle ne demande pas la lune. Elle ne force pas les boîtes à maintenir des serveurs ad vitam aeternam. Elle demande juste qu'en fin de vie, un patch soit fourni. C'est du bon sens technique, et franchement, pour des boîtes qui brassent des milliards, c'est pas la mer à boire. Sauf évidemment pour les jeux qui reposent sur des technos impossibles à libérer, mais à ma connaissance, ça reste des cas isolés.

Alors attention, c'est pas encore gagné, hein car le puissant lobby du jeu vidéo va sûrement sortir les griffes et expliquer que c'est "techniquement impossible" (même si je n'y crois pas une seconde). Mais avec un tel soutien populaire , l'UE ne pourra pas balayer ça d'un revers de main.

Bref, je vais suivre ça de très près, mais c'est déjà une victoire énoooOOOOooorme pour nous tous.

Amusez-vous bien !

Source

NVIDIA négociait avec Anna's Archive pour entraîner ses IA... et les emails ont fuité

Par : Korben
28 janvier 2026 à 22:21

Bon, celle-là elle est gratinée. NVIDIA, le géant des GPU, a directement contacté Anna's Archive pour accéder à environ 500 To de livres piratés. Contacté, négocié, payé. Comme ça, tranquillou.

C'est une class action (dossier n°1:26-cv-00002 au tribunal fédéral de New York, pour ceux qui veulent aller checker) qui a fait fuiter ces fameux emails internes. En gros, un membre de l'équipe "data strategy" de NVIDIA a négocié un accès haute vitesse aux collections piratées de la bibliothèque. Et le plus beau dans l'histoire c'est qu'Anna's Archive les a PRÉVENUS que les données étaient illégales. Genre, texto : "Vous avez une autorisation interne pour ça ?"

La réponse est arrivée en moins d'une semaine. Feu vert. Sauf que bon, quand on lit ça avec du recul, c'est quand même sacrément culotté.

Le contexte, c'était surtout la pression de livrer pour la GTC 2023 (la Developer Conference de NVIDIA). Fallait nourrir les modèles d'IA coûte que coûte, et le dataset Books3 (196 000 bouquins issus de Bibliotik), plus LibGen, Sci-Hub, Z-Library... ça faisait un buffet de 500 To et de leur côté Anna's Archive facturait des dizaines de milliers de dollars pour l'accès rapide.

Sérieux, j'aurais aimé voir la tête du service juridique de NVIDIA en lisant cet email...

En parallèle, Anna's Archive se prend un procès complètement délirant puisque Spotify, Universal Music, Warner et Sony réclament 13 000 milliards de dollars (13 TRILLIONS, soit à peu près le PIB de la Chine). C'est en lien avec leur backup de 300 To de Spotify dont je vous avais parlé ici. Le juge Rakoff a émis une injonction mondiale le 20 janvier, ce qui a fait tomber plusieurs domaines du site .

NVIDIA plaide le "fair use" évidemment. Mouais. On verra bien ce qu'en pensera le juge, mais quand les emails prouvent qu'on t'a prévenu que c'était illégal et que t'as quand même dit "go"... c'est pas ouf comme défense.

En attendant, entre le procès Spotify et ces emails, Anna's Archive est devenue l'ennemi public numéro un de toute l'industrie du contenu sur le web.

Affaire à suivre !

Source

Tim Berners-Lee veut qu'on reprenne le contrôle d'Internet

Par : Korben
28 janvier 2026 à 22:09

Tim Berners-Lee, le papa du Web, tape du poing sur la table . Dans cette interview accordée au Guardian aujourd'hui, il explique en gros qu'il est grand temps de "reprendre Internet" aux géants qui l'ont transformé en machine à fric.

Il était temps que ça sorte !

Parce lui parle carrément d'une "bataille pour l'âme du web". Rien que ça ! Selon lui, le web actuel est devenu un truc "optimisé pour la méchanceté" et la surveillance de masse. Je ne peux pas le contredire sur la méchanceté et en effet, la centralisation excessive et le modèle actuel ont largement perverti sa vision d'origine.

Sa solution, vous en avez peut-être déjà entendu parler, c'est le projet Solid (porté notamment par sa startup Inrupt ) qui propose de stocker ses données dans des "pods" personnels. L'idée c'est de découpler les données des applications. Vous gardez vos infos dans votre pod (hébergé chez vous ou chez un fournisseur de confiance) et vous donnez accès aux apps au cas par cas. Comme ça on peut reprendre (un peu) le contrôle de notre vie en ligne.

Il s'inquiète aussi pour l'IA et réclame un "CERN de l'IA" pour éviter que la technologie ne nous échappe totalement. C'est mal barré ça je pense, même si je suis d'accord avec lui.

Perso en ce qui me concerne, j'ai jamais changé mon fusil d'épaule et vous le savez, puisque depuis toujours j'invite tout le monde dès que j'en ai l'occasion à créer son site, à créer son forum, à créer sa plateforme et à en finir avec ces conneries de plateformes centralisée.

Alors peut-être que ça ne marchera pas, ou peut-être que son appel sera entendu et que ça marchera. Mais en tout cas, si à un moment, vous voulez publier des trucs sur le web, essayez un tout petit peu d'héberger vos propres trucs vous-même. Attentio, je ne vous dis pas de monter un cluster Kubernetes dans votre salon (sauf si vous kiffez ça) ou de switcher en mode auto-hébergement pur et dur sur un Raspberry Pi (bien que ce soit très cool avec Yunohost )... Non, vous pouvez simplement prendre un hébergeur comme O2Switch par exemple. C'est pas très cher.

Je crois que quand on a une passion, on peut mettre un petit peu d'argent dedans pour se faire plaisir. Puis ça peut marcher dans l'autre sens aussi... À l'époque, moi je me souviens, il y avait un pote qui ouvrait son serveur pour qu'on puisse y mettre des pages web et ce genre de truc via un petit FTP. Donc ceux qui savent gérer des serveurs web, vous pouvez peut-être aussi envisager de créer un espace non pas accessible à la Terre entière, mais au moins accessible à vos amis, à des connaissances, gratuitement. Un truc un peu facile à utiliser, à l'ancienne...

Voilà, je trouverai ça vraiment cool que ça revienne un petit peu à la mode et que le web se repeuple. Qu'on sorte un peu des GAFAM et des algos toxiques...

Quelques pages statiques et c'est suffisant pour s'exprimer sans se prendre le chou avec la technique. J'en suis la preuve vivante ! Le site sur lequel vous êtes est 100% statique. On n'a pas besoin de monter une startup à chaque fois qu'on veut faire un site.

Je ne sais pas si les fournisseurs d'accès internet offrent toujours un petit bout d'espace web, mais si vous avez ça qui traîne, profitez-en aussi.

Bref, écoutez Papi Tim et Tonton Korben et ensemble, reprenons le contrôle, un serveur à la fois.

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Une IA déterre 1400 objets inconnus dans les archives de Hubble

Par : Korben
28 janvier 2026 à 14:42

Hubble qui bosse comme un petit fifou depuis 35 ans (il a été lancé en 1990, ça ne nous rajeunit pas !) et dont on pensait avoir fait le tour du proprio, a visiblement encore un sacré paquet de trucs à nous apprendre, notamment dans ses archives au sol.

Faut quand même savoir que depuis toutes ces années, il a pris une quantité astronomique (c'est le cas de le dire, roh roh !) de photos, constituant ainsi un dataset de près de 99,6 millions de vignettes (des "image cutouts") stockées dans le Hubble Legacy Archive. Ces archives attendait depuis sagement qu'on vienne leur gratter un peu la poussière...

Jusqu'à ce que deux astronomes de l'ESA, David O’Ryan et Pablo Gómez décident de lâcher un petit script surpuissant baptisé AnomalyMatch dessus. Pour les curieux, AnomalyMatch c'est un réseau de neurones qui tourne probablement avec du bon vieux script Python et des libs de machine learning bien chaudes. Et leur idée c'est d'utiliser l'IA pour repérer les anomalies que l'œil humain n'avait pas encore pris le temps de documenter.

Le bidule a donc mouliné ces millions de données en seulement 60 heures (soit deux jours et demi) et c'est ainsi qu'après 35 ans de collecte de data, l'IA a été capable de trouver près de 1 400 objets "bizarres", que les astronomes ont ensuite pris le temps vérifier manuellement.

Et Ô surprise, sur ce total, plus de 800 étaient totalement inédits pour la science !! Dans le lot, on trouve pèle mêle 86 nouvelles lentilles gravitationnelles (ces loupes cosmiques qui déforment la lumière), 18 "galaxies méduses" avec leurs longs tentacules de gaz, et 417 fusions de galaxies toutes plus étranges les unes que les autres.

D'ailleurs, si vous voulez vous amuser à voir ce qu'Hubble regardait le jour de votre anniversaire , c'est le moment ou jamais ! Vous vous rendrez peut-être un peu mieux compte de la masse de données (on parle de pétaoctets d'archives là !) que ce truc génère chaque seconde. C'est carrément dingue quand on y pense...

Mais le truc qui me fascine le plus, c'est qu'il reste plusieurs dizaines d'objets que même l'IA et les experts n'arrivent pas encore à classer. Surement des mondes aliens incroyables ??? Ou juste des gros cailloux stériles... Comment savoir ? C'est là toute la magie du truc en fait ! L'IA déblaie le terrain, mais c'est l'humain qui garde le dernier mot pour vérifier qu'on n'a pas affaire à un simple bug ou un pixel mort dans un fichier debug.log. Perso, j'adore l'idée que malgré toute la puissance de calcul du monde, l'espace reste encore assez bizarrement tordu pour nous laisser sur le cul.

Autrement, si vous avez envie de jouer les apprentis ingénieurs de la NASA, vous pouvez aussi apprendre à traquer les satellites dans votre terminal ou aller jeter un œil à tous les trucs qui flottent là-haut . Peut-être que vous ferez aussi, vous, de belles découvertes.

Image IA que j'ai réalisée à partir d'un des clichés. Même chose pour l'image d'entête de cet article.

Parce que bon, on a beau avoir James Webb qui fait le kéké en ce moment, Hubble reste quand même le patron de la fouille archéologique spatiale. Bref, si vous pensiez que l'astronomie c'était juste regarder des points brillants avec un tuyau en métal, monumentale erreur les amigos !

Pour plus de contenu IA et science, retrouvez Korben sur LinkedIn .

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This 5-Inch “Video Business Card” Wants To Replace Your Stack Of Paper Cards

Par : Sarang Sheth
1 février 2026 à 02:45

Televisions used to be heavy boxes that dominated a room. Now, the latest LG and Samsung prototypes at CES 2026 look more like posters than TVs, with panels so slim they almost blend into the wall and bezels that seem to disappear when the screen lights up. These displays are no longer just appliances in the corner of a living room. They are becoming design elements that can live almost anywhere you might put a sheet of paper.

That shift makes it feel natural to ask a simple question: if screens can be this thin, why not put them where we have always relied on print? Business cards are a perfect example. They carry introductions, identity, and a first impression in a tiny rectangle. VidCard takes that same footprint and turns it into a living surface, transforming the familiar business card into a personal video introduction that plays in the palm of your hand.

Designer: Parsifal

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VidCard is basically what it sounds like: a rigid card with a 5 inch, 1280×720 IPS LCD screen built in, playing a looping video of you introducing yourself or your brand motion graphic. The whole thing measures 120.05mm by 86.4mm, which puts it somewhere between a credit card and a small phone, and it’s under 5mm thick. That’s genuinely impressive when you remember there’s a battery, NFC chip, display controller, and 256MB of onboard storage packed inside. The card charges via contact pins, lasts about an hour of continuous playback (roughly 120 to 240 interactions per charge), and syncs content through a companion app on iOS or Android. You upload your intro video, it pushes to the card, and you’re set. The screen itself looks clean in the campaign photos and bright enough for indoor use.

The NFC feature sidesteps the whole “how do I actually save your contact info” problem. You tap the card against someone’s phone, and it pulls up your mobile optimized landing page with your video, company profile, documents, and whatever else you want to link. No app download required on their end, which makes sense because nobody wants to install something just to see your business card. Real time analytics track who viewed your profile, when they watched, how long they engaged, and if they came back for a second look. There’s a slightly dystopian charm to getting a notification at 11pm that someone just rewatched your intro for 87 seconds, but it does give you actual data to inform follow ups instead of wondering if your card got tossed in a drawer.

Here’s the thing, though. You know what else has a high resolution screen, NFC, internet connectivity, and can play video? The phone in your pocket. You could theoretically just show someone your intro video on your phone, tap for NFC sharing, and achieve most of the same result for zero additional hardware. VidCard’s counter to that is the physical artifact itself. Handing someone a glowing screen feels different than showing them your phone (besides, unlocking a phone, opening your gallery, and finding the right video can take painful minutes), and if you leave the card behind with a high value contact, it becomes a keepsake that lives on their desk instead of disappearing into a contacts list. That’s either brilliant or unnecessary depending on how much you value the showmanship in networking, although I genuinely can’t decide which camp I’m in.

The founders claim inspiration from Call of Duty: Advanced Warfare, where a character hands over a video business card inviting you to join a fictional military contractor. That’s a deeply nerdy origin story, and I respect it. VidCard works best in situations where you need to stand out in a sea of forgettable interactions: trade shows, high stakes sales meetings, investor pitches, creative industry networking where showing your work matters more than listing credentials. It’s overkill for casual meetups or industries where a LinkedIn connection does the job, but if you’re trying to leave an impression on someone who sees 50 people a day, a card that talks and moves will get you remembered. The real test is whether that memory translates to actual follow through, which the analytics dashboard is designed to help with by showing you who’s genuinely interested versus who just thought the card was neat.

VidCard is live on Kickstarter through February 5, 2026, with early bird pricing starting at $59 USD for a single unit, $162 USD for a three pack, and scaling up to $599 USD for a 10 unit business pack with bulk branding options. Estimated delivery is June 2026 for early backers, with standard shipments following through June 20. The campaign has already cleared its funding goal by a wide margin, which suggests the concept resonates with enough people that we may just end up seeing video or even holographic business cards in the not-so-distant future.

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À partir d’avant-hierFlux principal

25 ans de fidélité Apple et paf, compte bloqué sans explication

Par : Korben
22 décembre 2025 à 11:31

Edit du 22/12/2025 : Bonne nouvelle ! Le développeur a finalement récupéré son compte. Un employé d'Apple Executive Relations basé à Singapour l'a contacté pour lui annoncer que tout était réglé. Il s'avère que la carte cadeau qu'il avait essayé d'utiliser avait déjà été "consommée" d'une manière ou d'une autre (probablement du tampering classique de carte cadeau), et son compte s'est retrouvé flaggé à cause de ça. Apple lui a conseillé de n'acheter des cartes cadeaux que directement chez eux et quand il a demandé si ça signifiait que leur chaîne d'approvisionnement (Blackhawk Network, InComm et autres revendeurs) était peu fiable, Apple a refusé de commenter. Comme quoi, même après 25 ans de fidélité, faut quand même gueuler un bon coup pour que ça bouge...


Vous vous souvenez de mes conseils sur les backups ? Ceux que je vous rabâche régulièrement depuis des années ? Hé bien voici une histoire qui va vous donner envie de les suivre une bonne fois pour toutes.

Dr Paris Buttfield-Addison, c'est un développeur Apple depuis 25 ans. Le mec a écrit plus de 20 bouquins sur Objective-C et Swift, il co-organise le plus ancien événement développeur Apple non-officiel... Bref, c'est pas un random qui a téléchargé une app météo une fois. C'est un évangéliste Apple depuis 30 ans.

Et bien du jour au lendemain, son compte Apple ID a été fermé. Sans explication. Sans recours. Sans rien.

L'élément déclencheur ? Il a essayé de racheter une carte cadeau Apple de 500 dollars pour payer son abonnement iCloud+ de 6 To. Le code a foiré, le vendeur lui a proposé un remplacement, et quelques temps après... boom, compte verrouillé.

Résultat : environ 30 000 dollars de matos Apple devenu inutilisable, des milliers de dollars de logiciels et médias achetés auxquels il n'a plus accès, plus d'iMessage, et surtout des téraoctets de photos de famille qu'il ne peut plus récupérer. 25 ans de souvenirs numériques, volatilisés.

Le support Apple ? Réponse standard : fermé pour "conformité avec les conditions". Pas d'explication. Zéro escalade possible. Et comme conseil : créer un nouveau compte. Sauf que ça pourrait aussi le faire bannir ce nouveau compte. Logique Apple...

Et le pompon ? On lui a également suggéré de se présenter physiquement au siège australien d'Apple. Comme si le mec allait prendre un billet d'avion pour aller plaider sa cause en personne. C'est difficilement compréhensible comme réponse venant d'une boîte qui vaut 3000 milliards de dollars.

Le truc, c'est que cette histoire peut arriver à n'importe qui. Que ce soit chez Apple, Google ou Microsoft, vous êtes à la merci d'un algorithme qui décide un beau matin que votre compte est suspect. Et bonne chance pour trouver un interlocuteur prêt à mouiller sa chemise pour vous. Spoiler : y'en a pas.

Moi-même j'ai eu tellement de problèmes de synchro avec iCloud au fil des années que j'ai perdu des fichiers. C'est de la merde, vraiment. Optez pour un truc mieux si vous le pouvez.

Du coup, comment éviter ça ? L'idéal c'est l'auto-hébergement si vous avez le temps et les compétences. Sinon, au minimum, faites des backups réguliers de vos données. Pour Apple Notes par exemple, y'a un outil qui s'appelle Exporter qui permet d'exporter toutes vos notes vers du Markdown ou du HTML. Comme ça le jour où Tim Cook décide que votre tronche lui revient pas, vous aurez au moins une copie de vos données quelque part.

Bref, ne faites jamais confiance à 100% à ces plateformes avec vos données les plus précieuses. Elles peuvent vous couper l'accès du jour au lendemain, et vous n'aurez aucun recours...

Source : hey.paris

Nintendo peut bannir votre Switch 2 à vie et vous devrez les supplier de vous pardonner

Par : Korben
21 décembre 2025 à 22:18

Y'a des fois où je me dis que certaines entreprises font vraiment tout pour qu'on les déteste. Et Nintendo vient de passer un cap dans le mépris de ses clients.

La Free Software Foundation vient de publier un article au vitriol sur les nouvelles conditions d'utilisation de la Switch 2. En fait, Nintendo s'arroge désormais le droit de rendre votre console "définitivement inutilisable en tout ou en partie" s'ils estiment que vous avez violé leurs conditions. Oui, vous avez bien lu... Vous achetez une console, vous la payez plein pot, et si Nintendo soupçonne que vous avez fait un truc qui leur plaît pas, ils peuvent vous bannir des services en ligne à vie. La console reste utilisable hors-ligne, mais bon courage pour jouer à quoi que ce soit de récent sans téléchargements ni mises à jour.

Et attendez, c'est pas fini car les motifs de bannissement sont d'une largeur hallucinante. Modifier votre console c'est ban, jouer à des jeux de backup c'est ban, utiliser une flashcart c'est ban. Et le pire : acheter un jeu d'occasion peut vous valoir un bannissement !! U n mec a acheté une cartouche sur une marketplace, et sa console a été bannie parce que le précédent proprio avait peut-être cloné le jeu. Certains ont quand même réussi à faire lever le ban en prouvant que leur achat était légitime, mais faut voir la procédure de zinzin... c'est à vous de prouver votre innocence, et surtout pas à Nintendo de prouver votre culpabilité.

Les conséquences peuvent donc être permanentes et sont liées à la console elle-même, et pas à votre compte. Plus d'eShop, plus de téléchargements, plus de mises à jour de sécurité, plus de jeux en ligne. Vos jeux numériques déjà téléchargés restent jouables hors-ligne, et ceux liés à votre compte peuvent être récupérés sur une autre console. Mais si vous revendez la console, le nouveau propriétaire héritera du ban. Sympa pour le marché de l'occasion.

D'ailleurs, quelqu'un a acheté une Switch 2 reconditionnée en pensant faire une bonne affaire... et s'est retrouvé avec du matériel parfaitement fonctionnel mais inutilisable pour les services en ligne et la plupart des jeux récents. Nintendo avait banni la console avant qu'elle soit remise en vente.

Le pire dans tout ça c'est que les conditions d'utilisation incluent une clause d'arbitrage obligatoire. Cela veut dire que vous renoncez à votre droit de poursuivre Nintendo en justice, de participer à un recours collectif, ou même d'avoir un procès avec jury. Il existe un opt-out dans les 30 jours suivant l'achat, mais qui lit vraiment les CGU d'une console de jeu ?

Heureusement, tout le monde n'accepte pas ces conneries puisque le Brésil vient d'ouvrir une enquête contre Nintendo car Procon-SP, l'organisme de protection des consommateurs de Sao Paulo, considère que cette politique viole les droits des utilisateurs à accéder aux services qu'ils ont payés. En Europe, le droit de la consommation offre aussi des protections que les Américains n'ont pas.

Bref, Nintendo continue de prouver qu'on peut faire des jeux exceptionnels tout en traitant ses clients comme des criminels, alors la prochaine fois que vous hésitez entre une Switch et une Steam Deck, pensez-y.

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CENI - La Chine vient de mettre en service l'héritier d'ARPANET

Par : Korben
21 décembre 2025 à 16:11

Vous vous souvenez d'ARPANET, ce réseau militaire américain des années 60-70 qui a donné naissance à Internet ? En 2006, les États-Unis ont remis le couvert avec GENI, un autre réseau de recherche afin de tester les technologies futures du web et qui a fonctionné durant plus d'une décennie avant de s'éteindre progressivement jusqu'en 2023.

Et aujourd'hui, devinez qui vient de prendre le relais ?

La Chine, évidemment !

Le pays vient en effet d'annoncer la mise en service officielle de CENI, pour China Environment for Network Innovation, qui est ni plus ni moins que la première infrastructure nationale chinoise dédiée à l'innovation dans les technologies réseau. Et les specs font un peu peur je dois dire...

Il s'agit d'un réseau qui relie 40 villes chinoises via plus de 55 000 km de fibre optique et qui a nécessité plus de 10 ans de construction. Le truc est capable de supporter 128 réseaux hétérogènes simultanément et de mener 4 096 tests de services en parallèle... Niveau chiffres, c'est assez costaud.

Pour vous donner une idée de ce que ça peut faire, ils ont effectué un test de transfert avec le radiotélescope FAST dans la province du Guizhou. Résultat, 72 téraoctets de données transférées vers la province du Hubei en à peine 1,6 heure sur une distance d'environ 1 000 km. Un calcul rapide nous donne un débit proche des 100 Gbit/s soutenu sur la durée... Sur une connexion fibre grand public à 1 Gbit/s, ce même transfert aurait pris environ une semaine.

Mais le plus impressionnant, c'est la stabilité du bouzin. D'après Liu Yunjie, le chef scientifique du labo Zijin Mountain, CENI affiche zéro perte de paquets lors des tests avec une gigue de latence inférieure à 20 microsecondes, même à pleine charge, sur un backbone de 13 000 km traversant 13 provinces et gérant 10 000 services déterministes. Ce sont des performances qu'on ne voit pas tous les jours...

Et côté applications, c'est le feu ! Huawei et Baidu sont déjà sur le coup pour tester leurs technos respectives, notamment pour des modèles d'IA avec 100 milliards de paramètres, dont chaque itération ne prend que 16 secondes grâce aux débits de CENI pour synchroniser les GPU. Y'a aussi le support des technologies 5G-A et 6G qui est prévu, ainsi que des applications pour l'industrie, l'énergie, la santé et l'éducation.

Et leur prochaine étape, ça va être de connecter 100 universités et entreprises leaders au réseau.

L'objectif avoué de CENI, c'est donc de développer des innovations "5 à 10 ans en avance sur l'industrie" et de, je cite, "prendre l'initiative dans la compétition internationale en matière de cyberespace". Bref, c'est aussi une question de souveraineté technologique et de positionnement géopolitique.

Screenshot

La Chine reprend donc explicitement le flambeau des projets de recherche réseau américains désormais abandonnés. ARPANET a ouvert la voie dans les années 70, GENI a pris le relais jusqu'en 2023, et maintenant c'est CENI qui devient le laboratoire mondial pour les architectures réseau du futur.

Et avec ses 221 brevets déposés, 139 droits d'auteur logiciels et 206 normes internationales et nationales, le projet a déjà une belle base de propriété intellectuelle...

Donc on verra bien ce qui en sortira dans les années à venir...

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5 ans de prison pour avoir codé un portefeuille Bitcoin un peu trop respectueux de la vie privée

Par : Korben
21 décembre 2025 à 08:35

Keonne Rodriguez, le développeur derrière Samourai Wallet, vient de se prendre 5 ans de taule pour avoir créé un portefeuille Bitcoin qui protégeait un peu trop bien l'anonymat de ses utilisateurs.

Samourai Wallet, c'était un portefeuille Bitcoin open source lancé en 2015 avec comme promesse de permettre aux gens d'utiliser leurs bitcoins sans que le monde entier puisse tracer chacune de leurs transactions. Le truc utilisait une technique appelée le "coin mixing" qui, pour faire simple, mélange les transactions de plusieurs personnes pour brouiller les pistes et rendre le traçage quasi impossible.

Grave erreur car ça les États n'aiment pas !

Et voilà pourquoi en avril 2024, le FBI a débarqué chez Rodriguez à 6h du matin, arme au poing, devant sa femme et ses enfants. L'accusation ? Blanchiment d'argent et exploitation d'une entreprise de transmission monétaire non autorisée. Le Département de la Justice américain affirme que plus de 237 millions de dollars de "produits criminels" seraient passés par Samourai, provenant selon eux du trafic de drogue, de marchés du darknet, de fraudes diverses et même d'un site pédopornographique.

Rodriguez maintient qu'il a juste créé un logiciel, point. Dans l'interview ci-dessous accordée à Reason Magazine juste avant son incarcération ce 19 décembre, il explique qu'il n'a jamais eu accès aux fonds des utilisateurs et qu'il ne savait pas qui utilisait son outil ni pourquoi.

Sauf que le gouvernement américain voit pas les choses comme ça et pour eux, proposer un service qui rend les transactions Bitcoin intraçables, c'est forcément faciliter le crime. Peu importe que la plupart des gens voulaient juste protéger leur vie financière des regards indiscrets. Comme le dit Rodriguez : "Si vous dites que la vie privée financière est un crime, alors vous dites que la liberté est un crime."

Aussi, le dossier d'accusation contient des éléments qui vont au-delà du simple "j'ai codé un logiciel". D'abord, Samourai n'était pas qu'un bout de code open source tournant en local puisque l'équipe opérait des serveurs centralisés indispensables au fonctionnement du mixing et collectait des frais sur chaque transaction (environ 4,5 millions de dollars au total). Ensuite, certaines communications publiques des fondateurs étaient... comment dire... pas très smart. Par exemple, en juin 2022, après l'invasion de l'Ukraine et les sanctions internationales, le compte Twitter de Samourai (géré par Rodriguez) postait un message accueillant explicitement les oligarques russes cherchant à contourner les sanctions. Et quand Europol a identifié Samourai comme une "top threat", Hill a répondu de manière provocante en mode "venez nous chercher". Des documents marketing internes destinés aux investisseurs ciblaient même explicitement les "Dark/Grey Market participants".

Bref, la défense "j'ai juste écrit du code innocent" est un peu plus compliquée à tenir quand on tweete qu'on accueille les fraudeurs fiscaux russes à bras ouverts.

Ce qui pose quand même question, c'est le précédent. Où trace-t-on la ligne entre un outil de privacy légitime et une infrastructure criminelle ? Rodriguez n'a pas volé d'argent directement, mais il a opéré un service qui facilitait sciemment le blanchiment, tout en étant rémunéré pour ça. C'est différent de Tor ou Signal, dont les créateurs ne collectent pas de frais sur chaque utilisation et ne font pas de com' pour attirer les criminels.

Son avocat a bien évidemment tenté de négocier une peine plus légère en invoquant l'absence d'antécédents criminels et le fait qu'il soit père de famille, mais le juge a choisi d'appliquer le maximum prévu. William Hill, le cofondateur et CTO de Samourai, a lui aussi écopé de 4 ans pour les mêmes charges.

Après y'a quand même une lueur d'espoir pour lui car Trump a récemment laissé entendre qu'il pourrait examiner le dossier pour une éventuelle grâce présidentielle. Rodriguez reste optimiste là-dessus, même s'il sait que ça peut prendre du temps...

Bref, l'affaire Samourai Wallet n'est probablement pas le meilleur étendard pour défendre la vie privée financière car même si les outils de privacy sont légitimes et nécessaires, quand on opère une infrastructure centralisée, qu'on collecte des millions en frais, et qu'on fait ouvertement de la pub pour attirer les criminels... faut pas s'étonner que ça finisse mal...

Article mis à jour le 21 décembre pour y intégrer le dossier d'accusation à côté duquel j'étais totalement passé. Toutes mes excuses pour ça et merci au gentil lecteur qui m'a averti par mail de son existence.

Anker Prime 160W : minuscule, écran tactile, écran.... c'est le chargeur GaN USB-C le plus dingue que j'ai eu l'occasion de tester

Par : Korben
19 décembre 2025 à 13:30

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

Bon vous commencez à le savoir, j’ai une passion sans nom pour les câbles et les chargeurs USB-C. Mais j’imagine que je ne suis pas le seul, On connaît tous cette angoisse du geek en vadrouille : le sac à dos qui pèse un âne mort à cause de la collection de transformateurs qu'on se sent obligé de trimballer. Entre la brique du MacBook, le chargeur rapide du smartphone et celui de la tablette, on se retrouve vite avec une multiprise ambulante. Après avoir bavé devant son annonce, j’ai fini par acheter le tout dernier Anker Prime 160W , et si vous cherchez à optimiser votre setup de voyage, ce petit concentré de technologie risque fort de vous taper dans l'œil. C’est clairement une dinguerie.

La première chose qui frappe quand on déballe la bête, c'est le contraste entre sa taille et sa fiche technique. Anker a réussi à faire tenir une puissance totale de 160 Watts dans un boîtier de plus en plus compact qui n'est pas beaucoup plus gros qu'un boîtier d'AirPods Pro. Grâce à l'utilisation massive du GaN (Nitrure de Gallium), ils obtiennent une densité énergétique de plus en plus folle, rendant ce chargeur environ 70 % plus petit que si vous deviez empiler les trois chargeurs standards nécessaires pour obtenir la même puissance. C'est fini l'époque où puissance rimait forcément avec encombrement. Mais ce qui est fou c’est quand on compare ce chargeur à des chargeurs GaN d’il y a un ou deux ans, les progrès sont encore fous…

Sous le capot, la gestion de l'énergie est impressionnante grâce à leur puce PowerIQ 5.0. Si vous êtes pressé et que vous branchez uniquement votre ordinateur portable sur le port principal, le chargeur est capable de délivrer 140 Watts en continu, ce qui permet par exemple de remonter la batterie d'un MacBook Pro 16" de 0 à 50 % en seulement 25 minutes. Mais la vraie force du produit réside dans sa capacité à gérer trois appareils simultanément sans sourciller. Vous pouvez brancher votre laptop, votre iPhone 16 et votre iPad en même temps, et le chargeur va négocier intelligemment la tension pour chaque port afin d'optimiser la vitesse de charge globale sans surchauffe.

Là où Anker va chercher notre petit cœur de geek, c'est avec l'intégration de la technologie AnkerSense View. Le chargeur est équipé d'un écran tactile et rotatif qui vous donne toutes les infos en temps réel. C'est peut-être un détail pour le commun des mortels, mais voir s'afficher la puissance exacte délivrée à chaque appareil ou la température interne du chargeur procure une satisfaction assez particulière.

Screenshot

Le tout est même connecté en Bluetooth, ce qui vous permet via l'application dédiée de surveiller les courbes de consommation, de vérifier la santé de la charge ou même de définir une priorité sur un port spécifique directement depuis votre smartphone.

Au final, même si le tarif dépasse les 100 euros (souvent en promo) ce qui peut sembler élevé pour un accessoire, c'est un investissement que je recommande vivement à ceux qui bougent beaucoup. Remplacer trois blocs d'alimentation par un seul objet aussi design, performant et intelligent, c'est un vrai gain de confort au quotidien. C'est typiquement le genre d'accessoire qu'on regrette de ne pas avoir acheté plus tôt une fois qu'on l'a glissé dans sa poche. Il est disponible par ici sur Amazon !

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

L'Allemagne transforme des cafards en espions cyborgs

Par : Korben
18 décembre 2025 à 06:44

Vous pensiez que les cafards servaient juste à vous faire flipper quand vous allumez la lumière de la cuisine de votre Airbnb à 3h du mat (Oui c'est une histoire vraie que j'ai vécue) ?

Hé bien une startup allemande a décidé de leur donner une seconde vie un peu plus... stratégique. SWARM Biotactics , fondée en 2024 et basée à Kassel, développe des cafards de Madagascar équipés de mini sacs à dos bourrés d'électronique pour des missions de reconnaissance militaire.

Le concept c'est assez dingue quand on y pense car ces cafards siffleurs de Madagascar (les gros qui font du bruit, vous voyez le genre...) sont équipés de petits sacs à dos de 15 grammes contenant des caméras, des microphones, un radar Doppler et des modules de communication sécurisés. L'objectif c'est de descendre à 10 grammes pour optimiser leur mobilité, mais ces bestioles peuvent déjà transporter une charge utile significative.

Y'avait exactement ça dans le film Le Cinquième Élément, j'sais pas si vous vous souvenez.

Et le truc encore plus fou c'est leur système de contrôle. Des électrodes sont fixées sur les antennes du cafard pour stimuler sa navigation naturelle. En gros, quand on active l'électrode gauche, le cafard pense qu'il y a un obstacle de ce côté et tourne à droite. C'est Dora l’exploratrice version télécommandée, le bordel.

Alors pourquoi des cafards plutôt que des drones classiques ou des petits vieux trépanés ? Hé bien parce que ces petites bêtes sont quasi indestructibles. Elles résistent à la chaleur, aux produits chimiques, aux radiations, et peuvent se faufiler dans des endroits où aucun robot ne pourrait passer. Que ce soit des décombres après un tremblement de terre, des zones contaminées, des bâtiments effondrés... Tout comme BHL, le cafard s'en fout, il passe.

Et la startup ne compte pas s'arrêter au contrôle individuel. Elle développe des algorithmes pour coordonner des essaims entiers de cafards cyborgs de manière autonome. Ça représente des dizaines, voire de centaines d'insectes opérant ensemble, du coup ça ressemble de plus en plus à un épisode de Black Mirror, mais c'est bien réel.

SWARM travaille déjà avec la Bundeswehr, l'armée allemande, pour tester ses cafards sur le terrain. Et c'est vrai que contexte géopolitique aide pas mal car avec la guerre en Ukraine, l'Allemagne repense sérieusement sa défense et s'intéresse à ce genre de technologies alternatives. En juin, la startup a levé 10 millions d'euros en seed, portant son financement total à 13 millions d'euros.

Pour l'instant, SWARM se concentre donc sur la défense et la reconnaissance donc pas question de transformer les cafards en kamikazes avec des explosifs, même si Wilhelm reconnaît que les applications pourraient évoluer "légalement" à l'avenir. Et au-delà du militaire, il voit aussi un potentiel pour les opérations de sauvetage, comme envoyer des cafards dans des bâtiments effondrés pour localiser des survivants.

Voilà, les premiers déploiements opérationnels à grande échelle sont prévus pour dans 18 à 24 mois alors d'ici là, si vous croisez un cafard avec un truc bizarre sur le dos, c'est peut-être pas une bonne idée de l'écraser...

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Mon nouveau semainier est incroyable !

Par : Korben
17 décembre 2025 à 14:16

Les amis aujourd'hui j'ai eu une jolie surprise ! Ma femme qui se trouve être, par le plus grand des hasards, l'être le plus exceptionnel de cette planète, a aussi de nombreux talents.

Et parmi ses talents, elle est capable de faire surgir du néant des cahiers, livres, agendas et tout autre objet de papèterie 100% faits maison. C'est assez fou.

Et moi de mon côté, bien que j'adore la technologie, je suis assez bordélique sur l'organisation de ma semaine, le suivi de mes tâches, le suivi de mes rendez-vous et compagnie. Et ne me parlez pas de Google Calendar ou de todo list ou encore de rappels dans le smartphone, tout ceci me gave profondément.

Alors j'ai trouvé une solution, c'est de mettre un semainier tout pourri devant moi sur le bureau. A l'ancienne quoi mais au moins, j'ai tout sous les yeux et grâce à ça, je n'ai pas besoin d'ouvrir une app, d'activer des notifs relous et youpi, je n'oublie quasiment plus rien ^^.

C'est peut-être le dernier truc de ma life que je n'ai pas dématérialisé.

Et je devais en racheter un pour la nouvelle année, quand j'ai eu l'idée de demander à ma femme de m'en faire un from scratch 100% custom. Donc elle s'est mise au boulot dans le plus grand des secrets et l’œuvre d'art m'a été révélée ce matin.

Alors je vous montre ça, car c'est magnifique !

Comme vous pouvez le voir, il est bleu comme mon site, un petit côté Jean's que j'aime beaucoup et mon logo doré ainsi que l'URL de mon site au dos.

Puis alors ces petits coins en métal, ça fait toute la différence sans oublier la doublure, et le petit logo Korben également à l'intérieur des pages. Bref c'est royal !

Voilà, c'était juste pour partager cette beauté avec vous.

C'est Noël avant l'heure dans mon ti cœur et avec ça, je serais d'attaque pour l'année qui vient !

Des robots plus petits qu'un grain de sel qui nagent, pensent et agissent tout seuls

Par : Korben
16 décembre 2025 à 12:11

J'ai toujours été fasciné par les nanobots dans les films de science-fiction... Ces petites bestioles microscopiques qu'on injecte dans le corps pour réparer des trucs ou tuer des méchants et qui encore jusqu'à aujourd'hui paraissait impossible...

Eh bien on n'en est plus très loin, les amis, car des chercheurs de l'Université de Pennsylvanie et du Michigan viennent de créer les plus petits robots autonomes et programmables jamais conçus. Et quand je dis petits, je vous parle de machines qui font moins d'un demi-millimètre, donc plus petits qu'un grain de sel. C'est à peine visibles à l’œil nu alors bon courage pour les retrouver si vous en perdez un sur votre bureau.

D'après ce que je comprends, c'est que c'est le premier micro-robot capable de sentir, de penser et d'agir. Bah oui, parce que jusqu'à aujourd'hui, les robots de cette taille avaient besoin d'être contrôlés de l'extérieur, avec des champs magnétiques ou des joysticks. Mais là, ces petits gars sont complètement autonomes.

Alors comment est-ce qu'ils bougent sans moteur ni hélice ? Hé bien au lieu de pousser l'eau directement, les robots génèrent un champ électrique qui déplace les ions dans le liquide. Ces ions poussent ensuite les molécules d'eau, et hop, ça avance. Y'a aucune pièce mobile ce qui veut dire que ces robots peuvent nager pendant des mois sans s'user.

Côté "cerveau", c'est l'équipe de David Blaauw au Michigan qui s'en est chargée. Son labo détient le record du plus petit ordinateur au monde, donc forcément, ça aide. Le processeur embarqué consomme seulement 75 nanowatts ce qui est 100 000 fois moins qu'une montre connectée. Pour réussir cette prouesse, les chercheurs ont dû repenser toute l'architecture de programmation pour faire rentrer des instructions complexes dans cet espace très réduit.

Et leur énergie, ils la tirent de la lumière grâce à des cellules solaires qui recouvrent leur surface et récupèrent l'énergie lumineuse. Et le plus cool, c'est que les impulsions de lumière servent aussi à programmer chaque robot individuellement grâce à des identifiants uniques.

Ces petites machines embarquent aussi des capteurs de température capables de détecter des variations d'un tiers de degré Celsius et pour communiquer entre eux, les robots se tortillent, un peu comme la danse des abeilles. En faisant cela, ils peuvent se coordonner en groupe et effectuer des mouvements complexes tous ensemble.

Et le plus dingue dans tout ça c'est leur coût de fabrication. Ça coûte un centime par robot ! Donc c'est top pour de la production en masse car avec cette avancée, vont suivre de nombreuses applications médicales concrètes... Imaginez des robots qu'on injecte dans votre petit corps de victime pour aller délivrer un médicament pile au bon endroit. Ou analyser l'état de vos cellules sans avoir à vous ouvrir le bide. Voire reconnecter des nerfs sectionnés ? On peut tout imagine avec ce nouveau genre de médecine de précision...

Bienvenue dans l'ère des machines microscopiques autonomes mes amis ! Et à un centime pièce la bestiole, j'imagine qu'ils ne vont pas se gêner pour en fabriquer des milliards !

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Des packs de prompts gratuits pour vos IA

Par : Korben
3 octobre 2025 à 12:14

Si vous passez votre temps à demander à ChatGPT de réécrire vos emails professionnels ou à chercher le bon prompt pour analyser un tableau Excel, OpenAI va vous faciliter la vie ! En effet, ils ont mis en ligne l’ OpenAI Academy , une plateforme avec plus de 300 prompts prêts à l’emploi, classés par métier, et totalement gratuits. Comme ça fini de payer 29,99 euros à des influenceurs chelous pour télécharger leur nouveau “Ultimate Prompt Bundle” contenant trois prompts qui marchent et 47 variations inutiles.

Voilà, comme ça, au lieu de partir de zéro à chaque fois que vous voulez utiliser ChatGPT pour bosser, vous allez dans la section Prompt Packs et vous choisissez votre métier. Sales, ingénieur, RH, product manager, customer success, IT, manager, executive…etc. Ils ont même fait des packs pour le secteur public et l’éducation. Chaque pack contient ainsi des dizaines de prompts testés et structurés pour des cas d’usage concrets.

Par exemple, le pack Sales inclut des prompts pour faire de la veille concurrentielle, rédiger des cold emails, analyser vos données de prospection ou créer des visuels pour vos présentations. Le pack Engineering vous aide à générer des diagrammes d’architecture système, faire du benchmark d’outils, débugger du code ou rédiger de la documentation technique. Et le pack HR couvre tout ce qui va du recrutement à la rédaction de politiques internes en passant par l’analyse des données RH.

Ce qui est bien pensé, c’est que les prompts sont prêts à être copié-collé mais aussi assez génériques pour être adaptés. Vous prenez le prompt de base, vous remplacez les variables par vos infos, et ça roule. Pas besoin de passer trois heures à apprendre le prompt engineering ou à regarder des tutos YouTube de 45 minutes qui auraient pu tenir en 2 minutes.

Et dans leurs packs spécifiques pour le gouvernement, il y en a pour les leaders du secteur public avec des prompts pour rédiger des documents de politique publique ou analyser des budgets. Ainsi que des packs pour les équipes IT gouvernementales pour gérer les systèmes, la cybersécurité et le support technique avec des ressources limitées.

Du côté éducation, il y a des packs pour les étudiants , d’autres pour les enseignants , et même pour les administrateurs . Donc que vous soyez prof qui veut préparer un cours ou étudiant qui galère sur un projet, il y a des prompts prêts pour vous.

OpenAI a visiblement compris qu’il y avait un marché de la vente de prompts qui s’était développé ces derniers mois alors avec Academy, ils cassent ce marché en offrant gratuitement une bibliothèque qui couvre la plupart des besoins professionnels courants.

Bon, après c’est pas non plus magique car un prompt finalement, c’est juste un outil. Donc si vous ne savez pas ce que vous voulez obtenir ou si vous ne comprenez pas votre métier, ça ne va pas faire de miracles. Mais pour quelqu’un qui sait ce qu’il cherche et qui veut juste gagner du temps, c’est très pratique.

La plateforme OpenAI Academy propose aussi d’autres contenus comme des webinaires, des guides d’utilisation, des cas d’usage par secteur, si ça vous chauffe.

Voilà, j’ai trouvé ces packs de prompts très cools et je pense que ça vous fera gagner du temps.

Source : OpenAI Academy - Prompt Packs

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