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Hier — 20 juin 2026Flux principal

DoH is now generally available on Windows DNS Server

17 juin 2026 à 17:47

DoH is now generally available on Windows DNS ServerMicrosoft has recently launched a new feature called DNS over HTTPS (DoH) via their June 9, 2026 update. The company had this feature in testing for a while, and now it has finally been made available to the public. As a result, you can now deploy DoH on your on-premises DNS infrastructure without a third-party […]

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Linux tire un trait sur AppleTalk

18 juin 2026 à 10:12

C'est la fin d'une époque. Le noyau Linux, le cœur du système qui pilote le matériel et les communications, s'apprête à supprimer le support d'AppleTalk, ce vieux protocole réseau qu'Apple utilisait dans les années 80 et 90 pour faire dialoguer ses Mac entre eux avant que TCP/IP, le langage commun d'internet, ne s'impose partout.

À l'époque, c'était plutôt malin: vous branchiez deux machines et une imprimante, et elles se trouvaient toutes seules, sans la moindre configuration, du plug-and-play avant l'heure à un moment où monter un réseau relevait encore du casse-tête réservé aux initiés.

Aujourd'hui, plus grand monde ne parle ce dialecte. Il en subsiste quelques traces dans Bonjour, la techno maison qui détecte automatiquement imprimantes et appareils sur un réseau local, mais le protocole d'origine, lui, est mort depuis longtemps.

Près de 4000 lignes de code vont donc disparaître avec la version 7.2 du noyau, et Apple avait lui-même enterré AppleTalk dès 2009, du temps de Mac OS X Snow Leopard. Autant dire que le préavis a été large.

Le plus étonnant, c'est ce qui a déclenché le grand ménage. Ce n'est pas vraiment l'abandon par les utilisateurs, mais une vague de correctifs générés par intelligence artificielle qui a fini par saturer la liste de diffusion des développeurs réseau.

Depuis quelques mois, des outils basés sur des grands modèles de langage, balancent automatiquement des "corrections" de bugs sur du code que personne n'avait réclamé, pour un protocole que plus aucun matériel ne fait tourner.

Et chaque proposition, même inutile, mobilise un humain qui doit la lire, la tester et vérifier qu'elle ne casse rien ailleurs, du temps précieux soustrait au vrai travail de mainteneurs déjà débordés par les contributions légitimes.

C'est Jakub Kicinski, qui supervise toute la pile réseau du noyau, qui a fini par trancher: plutôt que de faire éplucher par ses équipes des patchs pondus en série par des machines pour réparer une techno morte, il a préféré retirer AppleTalk d'un seul geste.

Et il n'en est pas à son coup d'essai. Au cycle précédent, pour Linux 7.1, il avait déjà passé à la trappe ARCnet, l'ISDN, la radio amateur et toute une collection de vieux pilotes réseau oubliés, soit près de 138 000 lignes effacées d'un coup, dans ce qu'il a lui-même baptisé la "LLM-pocalypse".

Le code d'AppleTalk ne finit quand même pas tout à fait à la poubelle, puisqu'il rejoint AX.25 et la radio amateur dans un dépôt GitHub mis de côté, pour les rares curieux qui voudraient encore bidouiller avec.

Bref, c'est une première: des contributions automatisées qui font retirer du code encore fonctionnel. L'IA ne crée pas toujours. Parfois, elle déblaie.

Source : Phoronix

Tapo C675D KIT - 2 objectifs 4K et zéro angle mort

Par : Korben ✨
18 juin 2026 à 07:54
-- Article en partenariat avec Tapo - Contient des liens affiliés --

La Tapo C675D KIT de TP-Link est une caméra de surveillance solaire qui vient de sortie, avec un truc qu'on voit rarement à ce tarif : 2 objectifs 4K.

Un grand-angle fixe qui surveille toute la scène, et un second monté sur rotule qui zoome et suit l'action tout seul comme un grand. J'avais déjà testé sa petite sœur, la Tapo C665G , et là j'avoue que Tapo monte clairement d'un cran.

Les deux objectifs, c'est malin parce que sur une caméra motorisée classique, dès qu'elle pivote pour suivre quelqu'un, elle perd le reste du champ. Ainsi, pendant qu'elle zoome sur le mec qui crochète votre portail, votre bagnole sort du cadre et son complice peut se barrer avec... Alors qu'ici, non. Le grand-angle reste planté sur ses 169° et filme tout en permanence, tandis que le téléobjectif part chasser le mouvement en tournant sur 360°. Et tout ça est diffusé sur deux flux 4K séparés.

Et le mieux, c'est que les deux bossent ensemble puisque c'est le grand-angle qui fait le boulot de détection : il repère le mouvement et envoie le téléobjectif se verrouiller dessus pour le suivre en temps réel. Tapo appelle ça le suivi intelligent synchronisé, moi j'appelle ça "la caméra qui te colle aux cul". Les deux capteurs crachent du vrai 4K (3840 x 2160), le grand-angle ouvre à 169° et le téléscopique à 66° avec un zoom x5 pour aller lire une plaque ou reconnaitre un visage au fond du jardin.

Pour l'installation, rien de sorcier comme d'hab avec Tapo. Le panneau solaire doit être orienté plein sud sinon il prend pas assez de lumière, et la caméra se fixe avec des vis. Y'a 9 vis et 9 chevilles dans la boîte, plus un gabarit autocollant pour percer droit. La recharge passe également par un port USB-C planqué sous une trappe étanche, et comme le câble entre le panneau et la caméra fait 3,6 mètres, vous pouvez vraiment placer le panneau looooiiin si la caméra est à l'ombre. Et surtout, les ports et les boitiers sont étanches (IP65), donc y'a pas de flotte qui rentre.

Côté énergie, y'a une batterie de 10000 mAh et un panneau solaire de 4,5 W donc il faut environ 90 minutes de soleil direct par jour pour tenir la journée, et jusqu'à 3 mois d'autonomie sur une charge si jamais le ciel fait la gueule. Avec les longues journées d'été et la canicule permanente qu'on se prend, zéro souci donc de ce côté.

Reste à voir cet hiver ce que ça donne, comme d'hab avec le solaire.

Petite différence quand même avec la C665G, ici, pas de 4G. C'est uniquement du WiFi bi-bande 2.4 et 5 GHz. Donc faut avoir du réseau là où vous la posez. C'est donc un peu moins polyvalent pour le fond du jardin, mais pour surveiller une maison, une cour ou une allée, le WiFi suffit largement et ça vous évitera de bloquer un forfait data pour ça.

Et pour le mode nuit, vous avez le choix : infrarouge classique en 850 nm pour le noir total, ou la vision nocturne couleur grâce aux projecteurs intégrés. Comme ça, plus besoin de deviner si c'est un chat noir ou un tout petit cambrioleur en sweat à capuche. La détection IA distingue également les personnes, les animaux et les véhicules, et ces fonctionnalités sont gratuites et sans abonnement, puisque tout est traité directement en local sur la caméra. Vous pouvez aussi définir des zones d'activité, genre surveiller l'allée mais ignorer la rue pour pas vous faire alerter à chaque voiture qui passe (puis de toute façon, c'est illégal de filmer la rue).

Pour le stockage, vous pouvez y glisser soit une carte microSD jusqu'à 512 Go en local, soit opter pour le cloud Tapo Care si vous préférez. Le mode capture 24/7 permet aussi à la caméra d'enregistrer en continu par petits intervalles pour ne pas vider la batterie, mais dès qu'elle détecte un truc qui gigote, elle passe en mode film complet. Y'a aussi l'audio bidirectionnel pour engueuler le livreur à distance, une sirène et des lumières d'alarme rouge et bleu pour faire fuir les curieux et le tout encaisse de -20°C à 45°C. Ah et j'oubliais, c'est compatible Alexa et Google Home, et tout est piloté depuis l'appli Tapo.

Pour les bidouilleurs, sachez que comme souvent sur les Tapo sur batterie, y'aura pas de flux RTSP à récupérer. C'est vraiment dommage et je comprends pas pourquoi les constructeurs n'en proposent pas d'office (ah oui, leur abonnement, c'est vrai...). Donc si vous vouliez la brancher à un Frigate ou à Motion sous Linux pour la gérer avec vos autres caméras, bah c'est mort. Par contre sur vos caméras qui exposent du RTSP, Cameradar reste très pratique pour tester si vos flux sont bien sécurisés, je vous invite à tester !

Bref, la C675D KIT, c'est la version "je veux tout voir et tout savoir" de la caméra solaire avec un vrai double objectif qui règle enfin ce défaut des caméras motorisées. Sans parler du panneau solaire qui vous évitera de tirer des câbles partout comme un électricien qui aurait bu trop de café.

Vous pouvez la trouver ici si ça vous tente !

Le vieux Pixel de votre tiroir vaut peut-être mieux qu'un serveur

17 juin 2026 à 06:53

Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle.

L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et la coque, jusqu'à ne garder que la carte mère et sa puce, ce qu'on appelle un SoC, le processeur qui faisait tourner Android avant qu'on le bascule sur une distribution Linux des plus classiques.

Ce système, le même qui anime déjà l'immense majorité des serveurs de la planète, libère la puce des limites pensées pour un mobile, à commencer par ce bridage qui met les applications en pause dès qu'elles passent à l'arrière-plan. Ensuite, il suffit de relier ces cartes mères entre elles via Kubernetes, l'outil que les géants du web emploient déjà pour piloter les milliers de machines de leurs centres de données comme un seul gros ordinateur.

Le plus déroutant arrive là. Sur la plupart des tests ne mobilisant qu'un seul cœur, un Pixel Fold de 2023 dépasse un serveur ASUS RS720A-E11 pourtant équipé de deux gros processeurs AMD, le genre de bête qu'on retrouve dans les baies des entreprises.

Le serveur empile bien plus de cœurs en parallèle, si bien qu'il faut réunir entre 25 et 50 téléphones pour rivaliser avec son débit total. Mais bon. Dès lors que vous ramassez ces appareils gratuitement au lieu d'acheter du silicium neuf, l'équation se renverse.

Le vrai argument est écologique, puisque près de la moitié des émissions de carbone d'un smartphone sur toute sa vie part dans sa seule fabrication, surtout dans l'assemblage de la carte mère et du processeur, ce fameux carbone gris déjà cramé avant même que l'appareil ne s'allume.

On change pourtant de mobile tous les trois ou quatre ans, en balançant une puissance de calcul encore largement bonne à servir, pendant que les entreprises font fabriquer des serveurs flambant neufs pour les mêmes tâches. Le gâchis est énorme.

L'équipe a pour l'instant fait tourner une grappe de 20 téléphones, qui a encaissé sans broncher le pic de rendu des devoirs d'une classe de plus de 75 étudiants avec une latence plus basse que les services cloud du commerce. Elle prépare déjà un cluster d'environ 2 000 Pixel pour la rentrée, capable d'absorber une centaine de cours d'informatique en même temps pour une fraction du prix du cloud habituel.

Reste à rester lucide. Ces puces ont peu de mémoire, donc on les cantonne aux tâches légères, la correction automatisée ou les carnets de code, loin de l'entraînement d'un gros modèle d'IA.

Mais voir une montagne d'e-déchets se muer en salle de classe numérique, ça donne sacrément envie d'y croire. Surtout vu le nombre de Pixel qui dorment au fond de nos tiroirs, même moi j'en ai deux qui traînent pour tout vous dire.

Source : Techspot

À partir d’avant-hierFlux principal

Votre bluetooth est en rade sur Linux ? Il existe une solution

27 mai 2026 à 12:39

Une mise à jour récente du noyau Linux a cassé le support de certains adaptateurs Bluetooth MediaTek, ceux qui sont intégrés aux puces Wi-Fi qu'on trouve sur beaucoup de cartes mères modernes.

Le résultat : votre clavier sans fil, votre souris ou votre casque Bluetooth ne se connectent plus après la mise à jour. Pour les utilisateurs Linux, c'est le genre de régression franchement pénible, pour rester poli.

Al Williams raconte sur Hackaday avoir traqué le problème jusqu'à un fichier précis du noyau : btmtk.c, le pilote qui gère les puces Bluetooth MediaTek. Deux lignes de code suffisent à contourner le problème. Sa rustine consiste à remplacer une fonction de gestion d'erreur par une instruction qui marque la sortie comme "non terminée" et continue. C'est pas génial sur le papier, mais ça fait remarcher le matériel le temps qu'un correctif officiel arrive en amont.

Le problème, c'est que ce n'est pas un simple paramètre à changer. Il faut récupérer les sources du noyau, installer la boîte à outils de compilation, patcher la ligne concernée, recompiler juste le module problématique, l'installer dans /lib/modules, et rebooter.

Deux lignes. Pour un développeur Linux, c'est la routine. Pour un utilisateur lambda qui a juste envie que sa souris remarche, c'est franchement relou.

Al teste sa rustine sur OpenSUSE Tumbleweed (une distribution Linux à mises à jour continues), mais la procédure marche aussi sur Debian, Ubuntu et la plupart des autres distros, avec quelques ajustements de chemins. Il insiste : c'est temporaire. Le bug est connu des développeurs du noyau, et le correctif définitif devrait remonter dans les prochaines versions stables.

Le truc un peu naze, c'est que Bluetooth sur Linux a longtemps eu la réputation d'être un cauchemar. La situation s'était nettement améliorée ces dernières années avec BlueZ (la pile Bluetooth officielle de Linux) et le support natif dans la plupart des distros. Voir une régression d'envergure refaire surface en 2026 sur du matériel grand public, ça refait grincer des dents les vieux Linuxiens qui pensaient avoir refermé ce chapitre.

Et puis ça illustre bien le modèle de développement du noyau. Les régressions arrivent parce que le code évolue très vite et que tout le matériel ne peut pas être testé en permanence. Quand ça pète, la communauté patche. Quand le patch est validé, il remonte. C'est lent, mais ça finit toujours par marcher. Le truc, c'est qu'entre les deux, vous restez avec votre clavier Bluetooth en rade .

Si vous êtes touché par le problème, l'article complet d'Al Williams sur Hackaday donne toutes les commandes pas à pas . Le fix est documenté ligne par ligne, ça prend une trentaine de minutes pour quelqu'un qui est très à l'aise avec un terminal.

Source : Hackaday

256 cœurs et 2 nanomètres - AMD met en production son serveur monstre Epyc Venice

26 mai 2026 à 16:12

256 cœurs CPU sur une seule puce. C'est ce que propose le nouvel Epyc Venice d'AMD, sixième génération de son processeur pour serveurs, dont la production de masse vient de démarrer chez le fondeur taïwanais TSMC.

Détail technique remarquable, c'est le tout premier processeur destiné au calcul haute performance (HPC, ces machines géantes qui font tourner les simulations climatiques, les modèles d'IA ou les calculs de chimie quantique) à être gravé sur le nœud de fabrication 2 nanomètres de TSMC, baptisé N2.

Petite mise en perspective pour situer la bête. Le plus gros desktop grand public d'AMD aujourd'hui tape dans les 16 cœurs et 32 threads. Venice, lui, monte à 256 cœurs et probablement plus de 500 threads sur une seule socket, sur une seule carte mère, dans un seul serveur. Vous prenez le processeur le plus musclé de votre PC, et vous le multipliez par seize. Voilà ce qu'AMD glisse dans une seule machine.

Côté chiffres, le constructeur annonce un gain de plus de 70 % en performance globale par rapport à la génération précédente (l'Epyc Turin, qui plafonnait à 192 cœurs), une densité de threads en hausse de 30 %, et surtout une bande passante mémoire qui plus que double, passant de 614 Go/s à 1,6 To/s par socket.

La connexion entre le CPU et le GPU est aussi multipliée par deux. Pour les data centers qui font tourner de gros modèles d'IA, où le goulot d'étranglement vient souvent de la vitesse à laquelle on alimente les puces de calcul, c'est un sacré bond.

Le passage en gravure 2 nanomètres est une étape importante. En pratique, le "2 nm" n'a plus grand-chose à voir avec une mesure physique réelle, c'est devenu un nom commercial pour désigner une nouvelle génération de processus de fabrication chez TSMC.

Mais derrière, on parle bien d'une montée en finesse qui permet de caser plus de transistors par millimètre carré et d'améliorer le ratio performance sur consommation électrique.

Apple a sécurisé une bonne partie de la capacité initiale du fondeur sur ce nœud, et AMD est dans les premiers servis derrière. Intel, de son côté, n'a annoncé son équivalent P-core concurrent (les gros cœurs pour serveurs) que pour 2027 au plus tôt.

AMD a également confirmé que la génération suivante, baptisée Verano, est déjà sur les rails et que la production de Venice finira par déménager en partie dans l'usine TSMC d'Arizona, histoire de diversifier la chaîne d'approvisionnement face aux tensions géopolitiques autour de Taïwan (et faire plaisir à Trump).

Du coup, le combat AMD vs Intel sur le marché serveur prend un sacré tournant. Intel a passé deux ans à essayer de combler son retard sur les cœurs Zen, sans vraiment y arriver. Avec Venice, AMD lui laisse encore un an et demi à courir derrière.

Bref, pour qui pensait que la course aux cœurs serveurs commençait à s'essouffler, et bien non.

Source : Tom's Hardware

Vos câbles fibre optique peuvent servir à vous espionner, et ça marche très bien

12 mai 2026 à 13:08

Une fibre optique de télécom standard, celle qui passe peut-être à quelques mètres de votre bureau en ce moment, peut être transformée en microphone à distance.

C'est ce qu'ont démontré des chercheurs à la conférence NDSS 2026, le rendez-vous annuel de la sécurité réseau qui s'est tenu à San Diego. Leur démo est carrément flippante. Pas de matériel posé sur place, pas de signal radio détectable, et une qualité audio largement suffisante pour transcrire ce qu'on dit dans une pièce.

Le principe repose sur une technique appelée DAS (Distributed Acoustic Sensing, en français "détection acoustique distribuée"), qui consiste à envoyer un laser dans la fibre depuis une extrémité et à analyser comment la lumière revient.

Quand des ondes sonores frappent le câble, elles le font vibrer de manière minuscule, ce qui modifie le trajet de la lumière. En mesurant ces modifications, on peut reconstituer le son d'origine, comme si la fibre devenait un long micro de plusieurs dizaines de mètres.

Pour booster la sensibilité, les chercheurs ont fabriqué un petit accessoire qu'ils appellent "Sensory Receptor", en gros un cylindre en plastique PET de 65 mm de diamètre autour duquel ils enroulent 15 mètres de fibre. Le cylindre concentre les vibrations et amplifie le signal capté.

Les résultats ? À deux mètres de la fibre, le taux d'erreur sur les mots (le WER, qui mesure combien de mots sont mal transcrits par un système de reconnaissance vocale) descend sous les 20 %. Dans un test grandeur nature mené dans un bureau, avec une cinquantaine de mètres de fibre séparant les deux pièces et le boîtier installé sous un meuble, ils tombent à 9 %.

Quasiment un transcript parfait donc. En bonus ils ont utilisé OpenAI Whisper et NVIDIA Parakeet, deux modèles d'IA de reconnaissance vocale grand public, donc rien d'exotique côté logiciel.

Et le truc qui change tout, c'est l'indétectabilité. Une fibre passive ne consomme pas d'électricité, n'émet aucune onde radio, et passe inaperçue aux détecteurs de mouchards classiques utilisés par les services de contre-espionnage. 

es balayages TSCM (les outils déployés pour chercher des micros cachés dans une pièce sensible) passent à côté. Limite tout de même : il faut être à environ 5 mètres maximum de la fibre, et celle-ci ne doit pas être enterrée trop profondément. Mais dans n'importe quel immeuble de bureaux moderne, où la fibre court partout dans les faux plafonds, ça peut fonctionner !

Source : Hackaday

Termix - L'alternative open source et gratuite à Termius

Par : Korben ✨
12 mai 2026 à 08:24

Si vous cherchez une alternative à Termius qui ne vous coûte pas une petite couille, je crois que j'ai trouvé ce qu'il vous faut !

C'est vrai qu'il y a quelque chose de carrément agréable à pouvoir ouvrir un navigateur depuis n'importe quelle machine et retrouver tous ses serveurs, fichiers et tunnels au même endroit... Et Termius fait ça très bien, sauf que la fonctionnalité la plus utile, à savoir la synchro entre appareils, c'est payant !

Et c'est ça la raison d'être de Termix qui propose exactement ça mais en open source, en gratos et à héberger vous-même !

Termix, c'est donc une plateforme de gestion de serveurs accessible depuis le navigateur. On y retrouve un terminal SSH complet, de la gestion de fichiers distants, des tunnels SSH inversés, et depuis la v2.0 sortie en mars dernier, le support RDP, VNC et Telnet.

En clair, ça couvre à peu près tout ce dont on a besoin pour piloter une infra depuis un seul endroit. Petit détail à noter quand même, le RDP/VNC/Telnet n'est pas inclus par défaut, donc il faut ajouter un second conteneur guacd au compose. Rien de compliqué, mais à savoir avant de se lancer.

Le terminal SSH supporte jusqu'à 4 panels simultanés comme ça plutôt que de multiplier les sessions, vous regroupez au même endroit. Le gestionnaire de fichier est aussi très sympa avec du drag & drop dans les deux sens, la modification de fichiers distants directement dans le navigateur... Et y'a aussi une gestion des conteneurs Docker intégrée, un Network Graph pour visualiser les connexions entre hôtes, et un système de snippets de commandes pour éviter de retaper les mêmes commandes à longueur de journée.

Ce qui change par rapport aux autres alternatives web, c'est surtout sa dispo sur toutes les plateformes. L'accès web est évidemment central, mais il existe aussi des apps natives pour Windows, Linux, macOS (App Store, DMG ou Homebrew selon vos préférences), iOS/iPadOS et Android.

Tout se synchronise ensuite via le conteneur self-hosted comme ce que permet Termius, à la différence près que vous hébergez vous-même le système.

Côté sécurité et gestion d'équipe, Termix intègre du RBAC, de l'OIDC, du 2FA, et stocke les données dans une SQLite chiffrée.

Pour tester en local, le docker-compose de base ressemble à ça :

services:
 termix:
 image: ghcr.io/lukegus/termix:latest
 ports:
 - "8080:8080"
 volumes:
 - termix-data:/app/data

volumes:
 termix-data:

Attention à la config réseau avant tout puisque le port 8080 par défaut est souvent filtré ou déjà occupé donc changez ça dans le compose si besoin. Ajoutez ensuite le conteneur guacd si vous voulez le RDP/VNC/Telnet (je vous laisse aller lire la doc).

Après l'interface est fonctionnelle mais pas aussi léchée que Termius. Y'a pas de passkeys, et pas de support ed25519-sk pour les clés de sécurité hardware.

Pour une utilisation personnelle ou une petite équipe qui gère de l'infra linux, c'est largement suffisant, cela dit. Bref, si Termius c'est pas fait pour vous parce que c'est encore des sousous à sortir, sachez que Termix est là pour vous.

Merci Letsar pour le lien !

Robots chiens Unitree - La backdoor que personne ne corrige

Par : Korben ✨
11 mai 2026 à 13:40

Si vous croisez un robot-chien Unitree dans un hall d'HLM, sur un parking, un chantier, ou en train de patrouiller dans votre ville, faut que vous sachiez 2 trucs quand même :

Un, n'importe qui peut le rooter en moins d'une minute avec son téléphone. Et de deux, le robot lui-même envoie en continu un flux chiffré vers un tunnel cloud opéré depuis la Chine. C'est en tout cas ce que Benn Jordan, musicien indépendant et chercheur amateur, vient de démontrer hier dans une enquête de 24 minutes qui fait, comme il le dit lui-même, un meilleur boulot que toute l'infrastructure cybersécurité du gouvernement américain.

Pour le hacker, suffit donc de se connecter au robot en Bluetooth, puis d'injecter une commande curl à la fin du mot de passe Wi-Fi, on éteint le toutou, on le rallume, et au reboot le robot exécute votre commande quand il active le Wi-Fi. C'est tout et c'est vraiment magique !! Pas besoin d'accès root physique donc mais juste un bon vieux téléphone et un Bluetooth pourri !

Le boss !

Alors vous pensez peut-être que ce n'est pas très grave parce que ces robots sont des gadgets mais c'est faux puisque les robots-chiens Unitree sont actuellement utilisés par les services de police de Pullman (Washington), Port St. Lucie (Floride) et Topeka (Kansas) et un peu partout ailleurs dans le monde.

Les Marines américains les déploient en test, certains armés de lance-roquettes, les forces chinoises leur sanglent diverses armes sur le dos depuis un moment et l'Ukraine s'en sert pour repérer des munitions non-explosées. Et dans le civil, ces robots circulent même dans des HLM d'Atlanta pour le compte de sociétés de surveillance privée...

En France, le tableau est un peu différent. Pas de déploiement confirmé par les forces de l'ordre ou l'armée pour l'instant. Chez nous, c'est Boston Dynamics Spot et l' E-Doggy d'Evotech (robot 100% français, utilisé au déminage pendant les JO 2024) qui tiennent ces marchés-là. Les Unitree restent encore dans les labos tels que l' INRIA Paris et le labo HUCEBOT de Nancy qui utilisent le Go2 pour leurs recherches en locomotion robotique.

En dehors de la recherche, le cas le plus avancé est celui d'Orano, qui a testé fin 2025 le G1 humanoïde d'Unitree sur son site nucléaire de Marcoule en partenariat avec Capgemini (c'est un humanoïde, pas un quadrupède, mais même fabricant, même firmware, mêmes questions). Côté distribution, INNOV8 Power est également partenaire officiel Unitree depuis VivaTech 2025 et INGEN Geosciences distribue la marque depuis 2020. Le réseau pour vendre ces robots à des boîtes de sécurité privées françaises est donc déjà bien en place.

Du coup quand un mec démontre qu'on peut en prendre le contrôle complet rapidement, ça mérite qu'on regarde ça d'un peu plus près...

Et quand je dis contrôle complet, c'est pas un excès de langage. Avec cet accès root, Benn Jordan a réussi à enregistrer, télécharger et live streamer l'audio et la vidéo captés par le robot. Sans authentification donc ni même sans passer par l'app officielle. C'est assez dingue... On peut même contrôler les mouvements du robot. Une belle merde donc !

Cette faille n'est d'ailleurs pas une nouveauté absolue puisque j'avais déjà couvert le hack BLE des humanoïdes Unitree en décembre dernier. Et ensuite rebelote en mars dernier avec deux nouvelles CVE sur le Go2, partiellement patchées. La répétition des conneries devient un peu lourdingue chez Unitree...

La deuxième partie de l'enquête, elle, atteint un autre niveau puisque Benn Jordan a entendu parler de rapports affirmant que d'autres robots Unitree contenaient une backdoor envoyant des données à des serveurs étrangers. Il a donc voulu vérifier ça lui-même.

Il a donc transformé un Raspberry Pi sous Linux en routeur avec le mode moniteur activé, et lancé BetterCap pour analyser chaque paquet sortant.

Et là, surprise, le robot refuse purement et simplement de s'authentifier. Le hic, c'est que quelque chose côté serveur cloud détecte que le routeur est anormal et bloque la connexion. En analysant un peu plus finement la connexion, il a remarqué que la première IP chopée au sniff pointait vers Odessa, en Ukraine... Vu qu'aucune doc fabricant ne mentionne ce point d'accès, le truc devient alors officiellement louche... Le robot semble savoir quand il est "analysé" et cette détection d'environnement anormal est précisément le truc qui transforme une affaire de faille classique en problème de sécurité nationale.

Benn Jordan a donc ensuite contourné ça avec un routeur de voyage standard avant de sniffer derrière les paquets, et il a fini par confirmer ce qu'on appelle officiellement la CVE-2025-2894 . Il s'agit d'un tunnel P2P préinstallé sur le Go1 qui se connecte automatiquement au démarrage à une plateforme appelée CloudSail, opérée par une boîte chinoise nommée Zhexi Technology.

Le truc est référencé dans MITRE depuis le printemps 2025, soit environ un an. En 2025, les chercheurs Andreas Makris et Kevin Finisterre ont même chopé la clé API de CloudSail et identifié près de 2000 robots vulnérables sur ce réseau, dont des unités installées au MIT, à Princeton, à Carnegie Mellon et à l'université de Waterloo.

Côté américain, la seule action gouvernementale connue suite à ça, a été une mise en garde des Marines US concernant l'usage de produits Unitree en opérations militaires. Rien d'autre.

Et là on arrive à un point de blocage assez brutal. Les failles démontrées par Benn (le hack Bluetooth, la prise de contrôle complète) et la backdoor CloudSail ne peuvent pas être corrigées en même temps, parce que les solutions se neutralisent mutuellement.

Pour boucher les failles de Benn, il faut passer par une mise à jour firmware officielle d'Unitree. Mais cette mise à jour ferme aussi l'accès root au système. Sans accès root, impossible de détecter ou bloquer le tunnel CloudSail de l'intérieur. Du coup, on a un robot sécurisé contre les hackers, mais des données qui filent quand même vers la Chine.

À l'inverse, si vous gardez le firmware actuel pour maintenir l'accès root (et donc la capacité de surveiller et bloquer CloudSail), les failles restent béantes. N'importe quel inconnu avec un téléphone peut alors prendre le contrôle complet de votre flotte de robots clébards. Bien sûr, couper Internet sur le robot évite les deux problèmes à la fois, mais le rend inutilisable dans la plupart des déploiements opérationnels.

Si vous avez un Unitree à la maison ou en entreprise, voilà la recommandation perso de Benn Jordan. Selon lui, plutôt que d'installer la dernière mise à jour, mieux vaut ne plus jamais mettre à jour le firmware (gardez en tête que c'est son avis radical, pas une bonne pratique standard). Parce qu'à la prochaine mise à jour, vous risquez de perdre la capacité de rooter votre propre robot, et avec elle la capacité de détecter, bloquer ou rediriger la backdoor.

Vous perdrez aussi la possibilité d'écrire manuellement des services qui empêchent les hackers d'exploiter les autres failles. En clair, sa meilleure défense contre Unitree, c'est de figer le firmware actuel.

Un Flipper Zero suffisait déjà à neutraliser un robot-chien de la concurrence, mais ici "couper" le robot de son fabricant pour s'en protéger, c'est un autre délire...

Source

Les données de 120 000 adhérents LFI dans la nature

11 mai 2026 à 13:14

Un hacker au pseudo "fuzzeddffmepg" a balancé sur un forum cybercriminel le 7 mai une base de données présentée comme provenant d'Action Populaire, le réseau militant numérique de la France Insoumise.

Au programme : environ 120 000 adresses email uniques, 20 000 numéros de téléphone, et un paquet de données personnelles couvrant pratiquement neuf ans d'activité, de 2017 à 2026.

Le contenu de la fuite est franchement gênant pour les adhérents. On y trouve les noms et prénoms des utilisateurs, leurs adresses email et numéros de téléphone, leurs adresses postales liées à des paiements, leurs participations à des groupes et événements, mais aussi des messages privés et échanges internes, plus des données de paiement et d'abonnement.

La période couverte va de 2017 à 2026, soit pratiquement toute l'histoire d'Action Populaire en tant que plateforme militante. Le hacker affirme avoir exploité une faille sur une infrastructure décrite comme obsolète, et il menace de publier d'autres extractions, dont des serveurs de messagerie.

Côté LFI, aucune confirmation officielle pour le moment. Silence radio. Ce qui n'est pas franchement la meilleure stratégie quand vos propres adhérents lisent partout sur le web que leurs données traînent en libre service.

La situation a un goût particulièrement improbable parce que LFI venait justement de déposer une proposition de résolution pour créer une commission d'enquête parlementaire sur "l'accumulation et la fuite de données personnelles en France". Sauf que voilà, demander une enquête sur les fuites pendant qu'on se fait fuiter, c'est un peu tendu.

Au passage, ce hack n'est pas isolé. Depuis quelques mois, les fuites se multiplient en France, du public au privé : CPAM, Parcoursup, ANTS, et maintenant un parti politique. Le hacker a clairement expliqué viser une infrastructure obsolète, et c'est un peu le même refrain qu'on entend partout sur l'état général de la sécurité des plateformes hébergées en France.

Concrètement, les risques pour les adhérents exposés sont réels. L'appartenance politique étant une donnée sensible au sens du RGPD, ces 120 000 personnes peuvent désormais s'attendre à des campagnes de phishing très ciblées, du harcèlement téléphonique en règle, et possiblement de l'usurpation d'identité.

Pour les militants, c'est franchement pénible. La CNIL devrait normalement être saisie par le parti dans les 72 heures suivant la prise de connaissance de l'incident~~, mais sans communication officielle, impossible de savoir si cette obligation a été respectée~~. Mise à jour : la LFI a bien prévenu ses membres et adhérents !

Screenshot

Bref, une infrastructure à l'abandon finit toujours par parler. Et ça tombe pile quand LFI réclamait plus de protection des données. Joli timing.

Source : French Breaches

Google Discover - L'algorithme qui choisit vos actus à votre place

Par : Korben ✨
8 mai 2026 à 10:42

Vous le savez, il y a un algorithme dans votre téléphone qui décide ce que vous allez lire aujourd'hui et il s'appelle Google Discover.

Google Discover, c'est le flux d'articles qui apparaît quand vous ouvrez l'appli Google sur Android ou iOS, ou que vous swippez à gauche depuis la home de votre smartphone Android et Chrome mobile aussi. Et pas besoin d'avoir cherché quoi que ce soit puisque Google analyse votre historique, connaît vos centres d'intérêt, et vous sert ainsi des articles « adaptés » en continu.

Sauf que l'algo confond souvent « ce que vous voulez lire » avec « ce qui génère le plus de clics ». Et là, ça part en couille sévère...

Du coup vous vous retrouvez avec des articles qui expliquent que le cash va être interdit dans deux mois, que les conducteurs avec une moustache vont devoir repasser le permis, ou que l'Union Européenne s'apprête à requalifier la pizza comme « sandwich plat » pour l'assujettir à une nouvelle taxe.

Et pendant ce temps, les vraies actus tech que vous aimez tant, elles, se noient quelque part entre deux horoscopes et une pub déguisée en article. Et c'est d'ailleurs ça le gros défaut de tous les flux algorithmiques : ils optimisent l'engagement mais pas l'exactitude. On est tous humain, alors forcément un titre alarmiste battra toujours un article de qualité sobre et bien sourcé. L'algo se contrefout royalement de respecter les 3 neurones qui vous restent... ^^

Mais Discover a quand même un truc pas con ! En fait depuis fin de l'année dernière, Google permet de suivre directement des éditeurs sur le réseau, un peu comme un flux RSS mais sans lecteur à installer ni boîte mail à gérer. Suffit de cliquer sur un bouton et hop, les articles de vos sources préférées remontent en priorité dans votre feed Google Discover !

Par exemple, si vous voulez voir les articles de Korben.info apparaître dans votre flux (de la vraie tech, sourcée, sans moustaches ni taxes pizza), c'est par là, il suffit d'aller sur mon profil Google Discover et de cliquer sur le bouton "Suivre sur Google".

Et comme ça, une fois abonné, mes publications remonteront directement dans votre Discover. Perso, je trouve ça pas mal du tout comme système.

Bref, si vous ne voulez pas que votre téléphone vous apprenne demain que les chats seront bientôt recensés comme « animaux de surveillance passive » par un nouveau décret gouvernemental, pensez à bien choisir vos sources !

Et pour trouver les liens de vos médias préférés, vous pouvez passer par cet outil de Julien .

Au Royaume-Uni, les enfants contournent la vérification d'âge avec des fausses moustaches dessinées

7 mai 2026 à 08:39

Le Royaume-Uni a mis en place via l'Online Safety Act un système de vérification d'âge obligatoire sur les plateformes accessibles aux mineurs, avec contrôles biométriques à la clé pour estimer l'âge à partir d'un selfie.

Sur le papier, c'était la grande solution pour empêcher les ados d'accéder à TikTok, Instagram ou aux sites pour adultes. En pratique, c'est l'inverse : les enfants britanniques se passent les méthodes pour passer outre, et les méthodes en question sont parfois franchement drôles.

En fait, selon une étude d'Internet Matters, près de la moitié des enfants britanniques (46 %) considèrent les systèmes de vérification d'âge comme faciles à contourner, et un tiers reconnaissent l'avoir déjà fait.

Les méthodes documentées vont de la classique fausse date de naissance au VPN, mais aussi à des techniques plus créatives : envoyer une vidéo du visage de quelqu'un d'autre, voire d'un personnage de jeu vidéo, et le meilleur : se dessiner une moustache au feutre pour tromper l'estimation d'âge faciale. J'adore.

Côté plateformes, c'est du coup difficile à gérer. L'Online Safety Act prévoit des amendes importantes contre les services qui laisseraient passer ces contournements, mais le régulateur Ofcom rame pour qualifier la responsabilité quand le gosse a triché lui-même avec une astuce que la plateforme n'a pas su détecter.

Internet Matters relève d'ailleurs que les adultes profitent aussi de ces failles, ce qui complique encore le tableau quand un majeur peut piquer la session d'un mineur, ou inversement.

L'autre limite, c'est la captation des données biométriques. Pour vérifier qu'un gosse est bien un gosse, il faut analyser son visage, ce qui veut dire stocker (ou au moins traiter) une image biométrique d'un mineur.

Plusieurs experts ont déjà soulevé le paradoxe : pour protéger les enfants, on les oblige à transmettre leur visage à une plateforme étrangère. Et si la plateforme se fait pirater (spoiler : ça arrive régulièrement), on a une fuite de données très sensibles dans la nature.

Vous l'avez compris, une régulation qui se fait contourner par un coup de feutre sous le nez, c'est probablement le signe qu'il faut revoir la copie.

Source : Independent

Chrome installe en douce un modèle IA de 4 Go sur votre disque sans rien demander

6 mai 2026 à 10:09

Alexander Hanff, consultant, a remonté un truc pas net sur Chrome. La dernière version du navigateur télécharge en arrière-plan un modèle de langage local appelé Gemini Nano, qui pèse environ 4 Go, sans jamais demander la moindre permission à l'utilisateur.

Le fichier s'appelle weights.bin, il atterrit dans un dossier OptGuideOnDeviceModel quelque part dans votre profil Chrome, et il sert ensuite à des fonctions du genre "Help me write" ou détection de fraude.

Hanff a documenté l'opération via les logs système de son macOS. Le 24 avril 2026 vers 16h38, Chrome crée le dossier. Quelques minutes plus tard, il télécharge et décompresse les 4 Go (l'opération prend une quinzaine de minutes), puis il les déplace à l'emplacement final. Tout ça pendant que vous ne touchez rien à votre machine. Si vous supprimez le fichier à la main, il sera réinstallé silencieusement au prochain lancement du navigateur.

Hanff estime entre 100 millions et 1 milliard de machines concernées dans le monde. Multipliez 4 Go par 1 milliard et vous obtenez de quoi remplir une bonne partie d'un datacenter.

L'auteur calcule également l'impact carbone du déploiement, entre 6 000 et 60 000 tonnes de CO2e rien que pour le réseau, sans compter l'empreinte SSD. Pour un fichier que personne ne vous a demandé d'installer.

Sur le plan légal, Hanff parle d'une "violation directe" de l'article 5(3) de la directive ePrivacy européenne, qui interdit de stocker quoi que ce soit sur l'appareil d'un utilisateur sans consentement explicite. Il évoque aussi un manquement RGPD. Si la qualification tient, ça serait une amende salée pour Google, sachant que les Cnil européennes ont déjà sanctionné Meta et Microsoft pour des choses bien moins foireuses.

Pour s'en débarrasser, trois options : aller dans chrome://flags pour désactiver les fonctions IA, passer par les politiques d'entreprise si vous gérez un parc de machines, ou virer Chrome, tout simplement.

Bref, Google qui pousse 4 Go d'IA en silence sur des centaines de millions de machines, c'est un sale moche.

Source : That Privacy Guy

ip66.dev - Une base de géoloc IP libre et compatible MaxMind

Par : Korben ✨
2 mai 2026 à 07:47

Hello les amis, voici ma petite trouvaille du jour, idéale pour ceux qui jouent en ce moment avec des adresses IP : ip66.dev . C'est une base de géolocalisation IP et entièrement libre, livrée au format MMDB (le même que celui de MaxMind) qui permet de remplacer direct un fichier GeoLite2 dans vos libs existantes (Python, Go, Node.js), sans toucher au code.

L'équipe de Cloud 66 maintient cette liste à jour sous licence CC BY 4.0 et tout est utilisable simplement en récupérant le fichier mmdb.

Pour le télécharger :

curl -LO https://downloads.ip66.dev/db/ip66.mmdb

Ensuite pour interroger une IP, l'outil mmdbinspect de MaxMind fera le job. Si vous l'avez pas déjà, une ligne suffit :

go install github.com/maxmind/mmdbinspect/cmd/mmdbinspect@latest
mmdbinspect -db ip66.mmdb 8.8.8.8

À l'intérieur de la réponse, vous trouverez le numéro et le nom de l'ASN, le pays avec son code ISO, le continent, en IPv4 et IPv6 :

Au lieu de moudre des heuristiques opaques, ip66 préfère tout simplement agréger des sources à partir des 5 registres régionaux (AFRINIC, APNIC, ARIN, LACNIC, RIPE NCC) pour les allocations, le BGP via RouteViews et RIPE RIS pour les vues publiques d'annonces, le RFC 8805 geofeed quand les opérateurs déclarent eux-mêmes leurs localisations, sans oublier GeoNames pour tout ce qui concerne les libellés.

Du coup chaque enregistrement dispose de son propre niveau de confiance (Very High, High, Medium, Low) selon la qualité de la source. Y'a même des marqueurs pour identifier les IPs VPN / Tor et compagnie.

Notez par contre, que c'est du country-level, et pas du city-level comme GeoIP2 City ou IPinfo Core, mais pour enrichir des logs, sortir des stats par pays ou bloquer un continent entier, c'est largement suffisant !

Et si vous voulez l'exposer en API plutôt que la requêter en local, ça se branche nickel sur le mmdb-server , un petit serveur Python qui sert les fichiers MMDB en HTTP. Vous lui pointez ip66.mmdb dans son dossier db/ et hop, c'est plié !

Bref, un fichier mmdb à DL, et votre serveur sait maintenant que 8.8.8.8 c'est l'oncle Google.

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