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Aujourd’hui — 20 juin 2026Flux principal

Linux tire un trait sur AppleTalk

18 juin 2026 à 10:12

C'est la fin d'une époque. Le noyau Linux, le cœur du système qui pilote le matériel et les communications, s'apprête à supprimer le support d'AppleTalk, ce vieux protocole réseau qu'Apple utilisait dans les années 80 et 90 pour faire dialoguer ses Mac entre eux avant que TCP/IP, le langage commun d'internet, ne s'impose partout.

À l'époque, c'était plutôt malin: vous branchiez deux machines et une imprimante, et elles se trouvaient toutes seules, sans la moindre configuration, du plug-and-play avant l'heure à un moment où monter un réseau relevait encore du casse-tête réservé aux initiés.

Aujourd'hui, plus grand monde ne parle ce dialecte. Il en subsiste quelques traces dans Bonjour, la techno maison qui détecte automatiquement imprimantes et appareils sur un réseau local, mais le protocole d'origine, lui, est mort depuis longtemps.

Près de 4000 lignes de code vont donc disparaître avec la version 7.2 du noyau, et Apple avait lui-même enterré AppleTalk dès 2009, du temps de Mac OS X Snow Leopard. Autant dire que le préavis a été large.

Le plus étonnant, c'est ce qui a déclenché le grand ménage. Ce n'est pas vraiment l'abandon par les utilisateurs, mais une vague de correctifs générés par intelligence artificielle qui a fini par saturer la liste de diffusion des développeurs réseau.

Depuis quelques mois, des outils basés sur des grands modèles de langage, balancent automatiquement des "corrections" de bugs sur du code que personne n'avait réclamé, pour un protocole que plus aucun matériel ne fait tourner.

Et chaque proposition, même inutile, mobilise un humain qui doit la lire, la tester et vérifier qu'elle ne casse rien ailleurs, du temps précieux soustrait au vrai travail de mainteneurs déjà débordés par les contributions légitimes.

C'est Jakub Kicinski, qui supervise toute la pile réseau du noyau, qui a fini par trancher: plutôt que de faire éplucher par ses équipes des patchs pondus en série par des machines pour réparer une techno morte, il a préféré retirer AppleTalk d'un seul geste.

Et il n'en est pas à son coup d'essai. Au cycle précédent, pour Linux 7.1, il avait déjà passé à la trappe ARCnet, l'ISDN, la radio amateur et toute une collection de vieux pilotes réseau oubliés, soit près de 138 000 lignes effacées d'un coup, dans ce qu'il a lui-même baptisé la "LLM-pocalypse".

Le code d'AppleTalk ne finit quand même pas tout à fait à la poubelle, puisqu'il rejoint AX.25 et la radio amateur dans un dépôt GitHub mis de côté, pour les rares curieux qui voudraient encore bidouiller avec.

Bref, c'est une première: des contributions automatisées qui font retirer du code encore fonctionnel. L'IA ne crée pas toujours. Parfois, elle déblaie.

Source : Phoronix

Commodore Callback 8020 - Le flip phone anti-réseaux sociaux

Par : Korben ✨
16 juin 2026 à 16:10

Commodore est de retour les amis ! Et pas avec une énième réédition miniaturisé avec IA du C64. Non, la marque, rachetée l'an dernier par le YouTubeur Peri Fractic devenu maintenant son PDG, sort un téléphone à clapet !

Un vrai de vrai de boomer qui se ferme d'un coup sec quand vous en avez marre d'écouter les conneries de votre correspondant. Il s'appelle le Callback 8020 et sa promesse c'est de faire tout ce dont vous avez besoin, et rien de ce qui vous bouffe la vie.

Sous le clapet, pas d'Android classique donc mais un Sailfish OS , le système Linux développé par Jolla, l'équipe d'ex-ingénieurs Nokia dont je vous ai déjà causé. Le navigateur web et les réseaux sociaux sont bloqués au niveau du système, et il est parfaitement impossible de les réactiver (normalement...mais bon, j'imagine qu'un bidouilleur y arrivera).

Mais peu importe, c'est le but et en échange, ce bidule fait tourner 99% des apps Android sans passer par Google : WhatsApp, Signal, Maps, Spotify, Ubert...etc, tout ça répond présent. Mais par contre, pas d'email, pas de Slack ni de Teams.

Quand vous n'êtes pas au boulot, vous n'êtes pas au boulot !

Le reste ensuite, c'est du concentré de nostalgie bien pensée.

On y retrouve donc un écran interne de 3,25 pouces, un petit écran externe de 1,77 pouce qui n'affiche que l'heure, la batterie et le signal du réseau, un clavier T9 à l'ancienne, et surtout pas de tactile pour vous couper l'envie de scroller.

La caméra arrière est une 48MP de Sony, il y a également une prise jack 3,5mm et une radio FM. Le son passe par un DAC audiophile signé ESS et Cirrus Logic, et ça tombe bien puisque c'est justement ESS qui avait fait la synthèse vocale de Ghostbusters et Mission Impossible sur C64. Du coup le téléphone est bourré de sonneries basées sur la puce SID, et il peut même piloter le Commodore 64 Ultimate quand les deux sont sur le même réseau WiFi.

L'idée d'avoir un téléphone qui vous force à lâcher l'écran n'est pas neuve... Je pense par exemple au Light Phone III fait déjà ça, mais à 799 dollars et sans WhatsApp ni applis utiles, bof. Alors que ce Commodore est bien moins cher et garde tout l'aspect pratique du téléphone. Le projet s'appuie aussi sur des études sérieuses, notamment une de PNAS Nexus en 2025 qui montre que couper l'accès en ligne améliore l'attention et le bien-être, et également un sondage Pew la même année où 45% des ados disent passer trop de temps sur les réseaux.

Même Leonard Tramiel, le fils de Jack Tramiel le fondateur de Commodore, valide le truc en parlant d'un vrai break sans option pour ceux qui en ont besoin.

Et pour les bidouilleurs, tout n'est pas verrouillé puisque vous pouvez sideloader vos propres APK, sauf les applis de réseaux sociaux et les navigateurs qui resteront bloqués quoi qu'il arrive. Il y a même un app store maison, le Commostore, où vous pourrez demander qu'une appli soit whitelistée via un formulaire. Ensuite, si c'est validé, ça peut aller vite (environ 24 heures).

Je vous avoue que ça me chauffe bien... J'ai commencé ma carrière sur un Commodore 64 et chaque jour qui passe, quand je vois ce qu'est devenu Internet, j'ai envie de tout arrêter et de me débrancher... Alors ce dumb-smartphone c'est peut un signe pour moi que la boucle est bouclée. En plus je le trouve magnifique surtout la version beige très début des années 80 !

J'avoue, je me tâte... C'est en pré-commande et la livraison est promise pour fin 2026. Après ouiiii, je sais, je connais le destin chaotique des reboots de Commodore (la marque a déjà essayé de renaître plus d'une fois) donc pas sûr que ce soit un bon investissement.

Surtout que c'est vendu une coucouille à partir de 499 dollars pour l'entrée de gamme, 549 pour la version translucide Starlight et 639 pour la "Founders" avec son bouton C= plaqué or pour ceux qui se prennent pour Elon Musk. Je suis donc extrêmement halluciné de voir un dumbphone à ce prix-là .

Reste à voir si le Callback sortira vraiment et tiendra ses promesses, mais l'idée d'un téléphone Commodore qui vous aide à décrocher, en 2026, j'avoue que ça me parle foooort ! Pré-commandes le 30 juin.

These MacOS-inspired flip flops are weird, playful, and sadly don’t come with Apple “Find My”

Par : Sarang Sheth
20 juin 2026 à 00:30

The mind of David Delahunty is something no LLM can capture. With the speed most marketing teams would be envious of, David churns out idea after idea on his Instagram, turning brands and visual icons into fun products that creatively challenge how you look at logos, shapes, and designs. We’ve covered a bunch before, including an MS Paint-inspired makeup kit, along with this Finder icon-inspired backpack. A recurring theme in Delahunty’s collection, the Finder icon ‘finds’ itself in a new avatar this time – interlocking flipflops.

A lot of his designs lean on heavy visual puns, which make for great eye-candy on Instagram, but on rare occasions they make for great products too! Delahunty’s made MacOS Finder-inspired necklaces (which you can still buy, btw), and it’s about time that these flipflops enter the production hall of fame too. They’re fairly uncomplicated, molded as a single-piece polyurethane flip-flop, with left and right units being blue and white respectively. And no, a Latina mother throwing these at a misbehaving child wouldn’t classify as ‘Airdrop’.

Designer: David Delahunty

When Bill Hernandez and Steve Jobs designed the original Finder icon, I doubt they realized what meme material it possessed. The icon is innately memorable, but it’s also easily reproducible as different products – Delahunty’s flipflops are a great example. The icon is split into two, making it perfect to turn into flipflops, although that weird jagged central cut is a sort of unique challenge when it comes to wearability. However, with a fair amount of planning, it’s easy to account for the fact that the flipflops aren’t entirely bilaterally symmetrical. I guess that’s the beauty about them.

Each shoe is made the same way Crocs are – molded as a single piece with no interlocking, stitching, or gluing of extra parts. This makes each flipflop incredibly strong, fairly comfortable, and long-lasting. The flipflops in question come with cutouts that depict the Finder icon’s face too, which I think is a great idea because they serve as ventilation, so your footwear doesn’t smell like death because the polyurethane isn’t particularly breathable. The cutouts are great for airing the footwear out after a day at the beach too, although try not to get sand into them through the cuts – it’s no fun dealing with gritty shoes rubbing against your feet like literal sandpaper.

Delahunty’s mind works much faster than most people’s hands, so a lot of his ideas get mocked up using AI (it’s honestly one of the best examples of AI enhancing someone’s workflow). That being said, a lot of tweaking needs to be done before these shoes hit production. If you do want to wear your love for macOS on your feet, however, give Delahunty a follow on Instagram and be sure to drop him a message!

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À partir d’avant-hierFlux principal

AltStore Classic permet enfin de sideloader des apps sur son iPhone sans ordinateur

Par : Korben ✨
23 mai 2026 à 06:22

Riley Testut et Shane Gill viennent de sortir une bêta d' AltStore Classic (la 2.3b1 ), qui supprime enfin le besoin d'avoir un ordinateur pour sideloader des apps sur iPhone. AltStore, pour ceux qui débarquent, c'est la boutique alternative qui installe des apps qu'Apple ne veut pas sur son store, sans jailbreak et pour l'utiliser jusqu'ici, il fallait garder un Mac ou un PC allumé avec AltServer pour réinstaller vos apps tous les 7 jours.

Mais maintenant, une simple connexion Wi-Fi suffit !!

Pour s'en servir, vous allez dans les réglages d'AltStore Classic et vous renseignez l'URL d'un "serveur anisette" et hop, l'app se mettra à causer directement aux serveurs d'Apple pour signer et rafraîchir vos installations, sans passer par AltServer. Pour l'instant c'est réservé aux AltStore Patrons (les abonnés Patreon), avec un déploiement grand public prévu une fois la bêta stabilisée.

L'anisette, c'est la donnée d'authentification que les serveurs d'Apple exigent pour valider une demande de signature. Avant, AltServer la générait depuis votre ordinateur, d'où l'obligation de l'avoir sous la main. En déportant ça sur un serveur anisette distant, AltStore se débrouille maintenant tout seul depuis le téléphone.

C'est bien pensé ! Du coup le refresh hebdomadaire se fait en silence, et gérer le plafond de 3 apps imposé par Apple devient indolore même si cette limite des 3 apps reste...

SideStore , un fork open source d'AltStore, fait du sideloading sans ordinateur depuis un bon moment, en montant un VPN WireGuard local qui fait croire à l'iPhone qu'un ordi est branché, donc oui c'est vrai, AltStore Classic arrive un peu après la bataille mais avec une approche différente, ce serveur anisette plutôt que le VPN.

Mais ces serveurs anisette, faut bien que quelqu'un les fasse tourner et quand ils tombent, votre sideloading tombe avec.... Les habitués de SideStore connaissent bien la chanson. Vous pouvez bien sûr héberger le vôtre si vous êtes du genre à bidouiller, mais sinon vous dépendrez d'un serveur communautaire... et de sa bonne santé.

Tout cela permet de reprendre un peu la main sur un iPhone qu'Apple a tenu verrouillé à double tour depuis bien trop longtemps. C'est grâce à ça que pas mal de gens peuvent aujourd'hui installer des émulateurs à l'ancienne comme Provenance , ou que la pression a fini par pousser Apple à accepter les émulateurs rétro sur son propre store.

Bref, si vous êtes Patron AltStore et sous iOS 17.4 ou plus, vous pouvez tester dès maintenant. Sinon, encore un peu de patience...

Source

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