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Google Launches $99 Gemini-Powered Home Speaker

18 juin 2026 à 21:00

Google’s Gemini-powered Home Speaker brings conversational AI, 360-degree sound, smart home controls, and Premium features to homes starting June 25.

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Le vieux Pixel de votre tiroir vaut peut-être mieux qu'un serveur

17 juin 2026 à 06:53

Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle.

L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et la coque, jusqu'à ne garder que la carte mère et sa puce, ce qu'on appelle un SoC, le processeur qui faisait tourner Android avant qu'on le bascule sur une distribution Linux des plus classiques.

Ce système, le même qui anime déjà l'immense majorité des serveurs de la planète, libère la puce des limites pensées pour un mobile, à commencer par ce bridage qui met les applications en pause dès qu'elles passent à l'arrière-plan. Ensuite, il suffit de relier ces cartes mères entre elles via Kubernetes, l'outil que les géants du web emploient déjà pour piloter les milliers de machines de leurs centres de données comme un seul gros ordinateur.

Le plus déroutant arrive là. Sur la plupart des tests ne mobilisant qu'un seul cœur, un Pixel Fold de 2023 dépasse un serveur ASUS RS720A-E11 pourtant équipé de deux gros processeurs AMD, le genre de bête qu'on retrouve dans les baies des entreprises.

Le serveur empile bien plus de cœurs en parallèle, si bien qu'il faut réunir entre 25 et 50 téléphones pour rivaliser avec son débit total. Mais bon. Dès lors que vous ramassez ces appareils gratuitement au lieu d'acheter du silicium neuf, l'équation se renverse.

Le vrai argument est écologique, puisque près de la moitié des émissions de carbone d'un smartphone sur toute sa vie part dans sa seule fabrication, surtout dans l'assemblage de la carte mère et du processeur, ce fameux carbone gris déjà cramé avant même que l'appareil ne s'allume.

On change pourtant de mobile tous les trois ou quatre ans, en balançant une puissance de calcul encore largement bonne à servir, pendant que les entreprises font fabriquer des serveurs flambant neufs pour les mêmes tâches. Le gâchis est énorme.

L'équipe a pour l'instant fait tourner une grappe de 20 téléphones, qui a encaissé sans broncher le pic de rendu des devoirs d'une classe de plus de 75 étudiants avec une latence plus basse que les services cloud du commerce. Elle prépare déjà un cluster d'environ 2 000 Pixel pour la rentrée, capable d'absorber une centaine de cours d'informatique en même temps pour une fraction du prix du cloud habituel.

Reste à rester lucide. Ces puces ont peu de mémoire, donc on les cantonne aux tâches légères, la correction automatisée ou les carnets de code, loin de l'entraînement d'un gros modèle d'IA.

Mais voir une montagne d'e-déchets se muer en salle de classe numérique, ça donne sacrément envie d'y croire. Surtout vu le nombre de Pixel qui dorment au fond de nos tiroirs, même moi j'en ai deux qui traînent pour tout vous dire.

Source : Techspot

Google neutralise la première cyber-attaque massive générée par une IA

12 mai 2026 à 13:49

Google a balancé l'info via son équipe cyberdéfense, le GTIG (Google Threat Intelligence Group). Des cybercriminels ont utilisé une IA générative pour dénicher et écrire un code d'attaque exploitant une faille inconnue (ce qu'on appelle un zero-day, une vulnérabilité que l'éditeur du logiciel n'a pas encore corrigée).

Et ils s'apprêtaient à lancer une vague d'attaques massives. C'est, d'après Google, la première fois qu'on observe ça dans la vraie vie, pas en labo.

La faille concernait un outil d'administration de serveur open-source très utilisé, dont Google ne donne pas le nom (le temps que tout le monde installe le correctif).

Le bug permettait de contourner la double authentification, le fameux code à 6 chiffres ou la notification sur le téléphone qui sécurise vos comptes. En pratique, il fallait quand même un identifiant et un mot de passe valides au départ, donc ce n'est pas une attaque magique en un clic. Mais une fois ce sas franchi, la 2FA tombait toute seule.

Ce qui a mis la puce à l'oreille des chercheurs, c'est l'allure du script Python utilisé pour exploiter la faille. Trop bien écrit, trop documenté, trop scolaire en fait.

Il était bourré de commentaires pédagogiques (le genre qu'on retrouve dans un tuto pour débutant), il affichait un menu d'aide impeccable, et surtout un score de dangerosité CVSS complètement inventé. Cette dernière trouvaille, c'est l'indice qui ne trompe pas, seul un modèle de langage peut halluciner un chiffre officiel avec autant d'aplomb.

John Hultquist, le chef analyste du GTIG, explique que les IA génératives sont vraiment douées pour repérer ce genre de faille logique de haut niveau, là où les outils d'audit classique (les "fuzzers" qui bombardent un logiciel de données aléatoires pour le faire planter) passent à côté.

Google précise au passage que ce n'est pas Gemini, son propre modèle d'IA, qui a été utilisé. Lequel alors ? Mystère, l'équipe de Mountain View ne le dit pas. On imagine que les criminels n'ont pas demandé poliment l'autorisation à un éditeur d'IA. Affaire à suivre.

Le rapport donne d'autres pépites. Le groupe nord-coréen APT45 utiliserait l'IA pour tester des milliers d'exploits en masse. Des opérateurs chinois liés à l'État expérimenteraient l'IA pour chasser les vulnérabilités.

Des backdoors (des portes dérobées cachées) sur Android interrogent directement Gemini pour piloter les téléphones infectés. Et côté désinformation, des opérations russes intègrent du faux audio généré par IA dans de vraies images d'actualités. Bref, ça bouge de partout.

Bonne nouvelle quand même, la campagne d'attaque massive a été désamorcée. Google a coordonné un correctif discret avec l'éditeur avant que les criminels puissent appuyer sur le bouton. Cette fois.

Bref, l'IA fabrique maintenant des armes prêtes à l'emploi pour les criminels, et personne ne sait quel modèle a fait le boulot. Rien de rassurant donc.

Source : The Hacker News

Des faux installateurs Claude Code se baladent dans Google

12 mai 2026 à 08:09

Des faux installateurs Claude Code se baladent dans Google

Les chercheurs d'Ontinue, une boîte de cybersécurité, ont publié une analyse d'une campagne de vol de données qui vise directement les développeurs.

La méthode est en fait assez simple. Vous tapez "install claude code" dans Google, vous cliquez, plein d'innocence, sur le premier résultat sponsorisé, et là vous tombez sur une page qui ressemble trait pour trait à la doc officielle d'Anthropic. Sauf que le serveur derrière n'a rien à voir, et la commande d'installation à copier-coller a été modifiée.

L'astuce technique est intéressante. La commande PowerShell affichée n'est pas visible dans le code source qu'un scanner automatique pourrait analyser, elle est générée à la volée dans le HTML de la page. Du coup, les scans de sécurité voient du contenu légitime, l'utilisateur copie une commande malveillante, et paf, un loader PowerShell d'environ 600 Ko se lance discrètement.

Ce loader essaie ensuite quelque chose de carrément vicieux. Il abuse de IElevator2, une interface interne de Chromium (le moteur derrière Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera) lancée en janvier 2026 par Google pour mieux protéger les cookies et mots de passe avec un chiffrement renforcé. Le malware injecte un petit module dans le navigateur pour appeler cette interface depuis l'intérieur, ce qui lui permet de récupérer les clés et de déchiffrer toute la base. Cookies de session, mots de passe enregistrés, infos de paiement. Tout y passe.

Trois domaines pirates ont été enregistrés sur six jours en avril, tous derrière Cloudflare pour compliquer le takedown. Le bout de code utilisé ne correspond à aucune famille de malware connue (Lumma, StealC, Vidar). Le plus proche serait Glove Stealer, repéré en novembre 2024, mais avec une orchestration différente. Bref, ce serait un nouveau venu fabriqué exprès pour cette campagne.

Et la cible, c'est précisément les développeurs. Ce sont eux qui installent Claude Code (l'outil en ligne de commande d'Anthropic pour coder avec l'IA, concurrent direct de Cursor).

Et un développeur, dans son navigateur, c'est l'accès à GitHub, à AWS, à des dashboards de production, à des comptes Cloud, à des secrets qui se revendent potentiellement très cher. Les défenses classiques qui surveillent les exécutables natifs ne voient rien, tout se joue au niveau de l'appel COM (la mécanique Windows qui permet à des programmes de se parler entre eux) et de PowerShell.

Petit conseil : passez par anthropic.com directement, jamais par un résultat sponsorisé. Si vous avez collé une commande douteuse récemment, c'est le moment de regarder ce qui tourne sur votre machine.

Source : Infosecurity Magazine

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