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Ce smartphone Android fait tourner Red Dead Redemption 2 et Cyberpunk 2077 en local

Par : Korben
6 avril 2026 à 06:23

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est un téléphone Android capable de faire tourner des jeux PC Windows en local, sans connexion internet et sans cloud gaming. Red Dead Redemption 2 tourne à plus de 40 images par seconde, GTA V dépasse les 60, et Cyberpunk 2077 est jouable. Le tout dans la poche.

Comment ça marche

Red Magic utilise un outil appelé GameHub, qui fait tourner des jeux Windows directement sur Android grâce à une couche d'émulation basée sur Wine et Proton (les mêmes technologies que Valve utilise sur le Steam Deck pour faire tourner des jeux Windows sous Linux).

Pas besoin de streaming, pas besoin de serveur distant. Le jeu s'exécute en local sur le téléphone, avec les fichiers installés sur le stockage interne.

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition embarque un Snapdragon 8 Elite Gen 5 avec 24 Go de RAM LPDDR5T et 1 To de stockage UFS 4.1 Pro.

Il y a aussi un système de refroidissement actif avec ventilateur, des chambres à vapeur dorées et de l'argent dans le circuit de dissipation thermique. L'écran fait 6,85 pouces, 144 Hz, en AMOLED, et la batterie est de 7 500 mAh.

Les performances en jeu

Red Dead Redemption 2 tourne autour de 40 à 50 images par seconde en moyenne, avec des pointes à 60 dans les intérieurs. GTA V monte jusqu'à 100 images par seconde en intérieur et reste autour de 65 en ville.

Cyberpunk 2077, le plus gourmand, tient au-dessus de 30 images par seconde en 720p avec les paramètres au minimum et le FSR activé. C'est jouable, mais on est loin du confort d'un PC.

Par contre, le téléphone chauffe beaucoup. Des tests ont montré que le processeur pouvait atteindre 100 degrés en charge prolongée sur Cyberpunk 2077. Le ventilateur tourne à fond, et l'autonomie en prend un coup.

Le prix du jouet

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est affiché à 1 500 euros. A ce tarif, on peut acheter un PC gaming portable correct ou un Steam Deck OLED avec encore pas mal de marge. Le public visé est très spécifique : les passionnés de gaming mobile qui veulent jouer à des jeux PC sans avoir de PC.

Bon maintenant on ne va pas de mentir, pour bien moins cher, un Steam Deck OLED fait largement mieux, avec un écran plus grand et une bien meilleure ergonomie pour jouer.

Source : Techspot

Podman Desktop - Red Hat dégaine sa version enterprise

Par : Korben
26 février 2026 à 13:16

Hey mais on dirait bien que c'est Red Hat qui débarque sur le marché des apps desktop pour conteneurs... mais lol ! Car oui, pendant que Docker Desktop trône depuis des années et qu'OrbStack séduit de plus en plus d'utilisateurs macOS, Red Hat se réveille ENFIN avec sa propre version Enterprise de Podman Desktop .

Bah mieux vaut tard que jamais !

Pour ceux qui débarquent (bouuuuh) Podman Desktop, c'est un outil open source qui existe depuis des années pour gérer vos conteneurs, images et pods via une interface graphique. C'est dispo sous Linux, macOS, Windows et le projet a même rejoint la CNCF (rien à voir avec les trains... lool) en janvier 2025 en même temps que d'autres briques Red Hat (Buildah, Skopeo, bootc, Composefs... chacun en projet séparé).

Interface de Podman Desktop

Et donc Red Hat a décidé de lancer sa propre "build" enterprise de cette app de conteneurs. En gros, c'est la même base que Podman Desktop, mais avec une couche admin par-dessus. Les responsables IT peuvent donc verrouiller des paramètres au niveau de la flotte tels que les registry mirrors, proxies HTTP, certificats custom... On est dans une ambiance un peu plus corporate quoi.

Côté Kubernetes, c'est également plutôt bien pensé. Vous créez vos pods en local, l'outil génère le YAML correspondant, et hop, déploiement sur Kind, Minikube ou directement sur OpenShift, les doigts dans le nez.

Pour ceux qui se demandent si ça remplace Docker Desktop, bah, ça dépend en fait. Podman tourne sans daemon et en rootless, du coup c'est un vrai plus côté sécurité. Mais par contre, le support Docker Compose passe par un système d'aliasing... ça marche bien, sauf si vous avez des configs Docker très exotiques... là faudra tester avant de tout basculer comme le early adopter fifou que vous êtes.

D'ailleurs, si vous êtes sur RHEL, Podman est déjà inclus dans votre abonnement et Red Hat a aussi bossé sur des extensions pour les images bootable OCI et le mode image RHEL.

Le truc, c'est que Red Hat arrive tard. TRÈS tard. Docker Desktop, c'est le standard de facto depuis des lustres, OrbStack a conquis les devs macOS avec sa légèreté sans oublier que Rancher Desktop et Portainer Business Edition occupent aussi le terrain. Du coup, leur stratégie c'est de cibler les boîtes déjà full Red Hat plutôt que d'essayer de convertir les utilisateurs Docker. C'est une ambition plutôt réaliste, je trouve.

Ça vient donc de passer en disponibilité générale via les canaux développeurs Red Hat, c'est gratuit, open source, et plutôt bien fichu pour ceux qui bossent dans un environnement RHEL au quotidien. Après, c'est pas non plus la révolution car ça reste Podman Desktop avec un petit chapeau d'entreprise.

Je pense que pour un usage hors Red Hat, Docker Desktop ou OrbStack restent devant. Mais si vous avez l'abonnement RHEL, ça peut valoir le coup d'y jeter un oeil.

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Faille UEFI critique - Votre carte mère ASUS, Gigabyte, MSI ou ASRock est peut-être vulnérable

Par : Korben
21 décembre 2025 à 13:47

Vous pensiez que votre PC était blindé avec toutes vos protections activées ? Et bien ça c'était avant que des chercheurs de Riot Games (oui, les mêmes mecs derrière League of Legends et Valorant) ne découvrent une bonne grosse faille UEFI qui touche les cartes mères des quatre plus gros fabricants du marché, à savoir ASUS, Gigabyte, MSI et ASRock.

La faille se décline en plusieurs CVE selon les constructeurs (CVE-2025-11901 pour ASUS, CVE-2025-14302 pour Gigabyte, CVE-2025-14303 pour MSI, CVE-2025-14304 pour ASRock) et concerne les protections DMA au démarrage. En gros, le firmware UEFI prétend activer l' IOMMU (un mécanisme matériel d'isolation mémoire destiné à bloquer les attaques DMA), sauf que dans les faits, il ne le configure pas correctement. Votre système pense être protégé alors qu'il ne l'est pas du tout... Bref ça craint !

Du coup, un attaquant qui branche un périphérique PCIe malveillant sur votre machine (notamment via Thunderbolt ou USB4, qui exposent du PCIe) peut lire ou modifier la mémoire système avant même que Windows ou Linux ne démarre. Donc bien avant que vos protections système n'aient eu le temps de se mettre en place quoi... Et comme l'attaque se déroule avant le chargement de l'OS, les antivirus et outils de sécurité logiciels classiques n'ont pas encore démarré et ne peuvent donc pas intervenir. Seule une mise à jour du firmware UEFI peut corriger le problème.

Côté chipsets touchés, accrochez-vous parce que la liste est longue. Chez Gigabyte, les bulletins de sécurité mentionnent notamment des cartes basées sur les séries Intel Z890, W880, Q870, B860, H810, Z790, B760, Z690, Q670, B660, H610, W790, et côté AMD des X870E, X870, B850, B840, X670, B650, A620, A620A et TRX50.

Chez ASUS, les chipsets concernés incluent les séries B460, B560, B660, B760, H410, H510, H610, H470, Z590, Z690, Z790, W480 et W680.

Et de son côté, ASRock indique que ses cartes mères Intel des séries 500, 600, 700 et 800 sont également affectées. Bref, si vous avez une carte mère relativement récente, il y a de bonnes chances qu'elle soit dans le lot, même si cela dépend du modèle précis et de la version de firmware installée.

Bien sûr, comme souvent avec ce type de faille, son exploitation nécessite un accès physique à la machine, puisqu'il faut connecter un périphérique PCIe capable de mener une attaque DMA (par exemple un dongle Thunderbolt ou une carte PCIe spécialement conçue).

Ce n'est donc pas le genre d'attaque qui se propage via Internet, mais c'est quand même problématique, notamment dans les entreprises qui ont des postes de travail accessibles au public, dans les bibliothèques, ou tout autre environnement partagé. Sans parler de quelqu'un qui aurait un accès temporaire à votre machine genre un réparateur, un collègue malveillant, votre ex un peu trop curieux(se)… Ou encore le marché de l'occasion, où personne ne sait vraiment ce qui a pu être branché sur la carte mère avant.

Petite anecdote au passage, les chercheurs de Riot Games sont tombés sur cette faille parce que Valorant refusait de se lancer sur certains systèmes. Leur anti-cheat Vanguard vérifie que les protections DMA sont bien actives au démarrage, et il a détecté que sur certaines machines, ce n'était pas le cas. De fil en aiguille, ils ont creusé et fini par identifier ce problème côté firmware UEFI.

Bref, les quatre constructeurs ont publié (ou sont en train de publier) des mises à jour de firmware pour corriger le problème. Attention toutefois, chez Gigabyte, le correctif pour TRX50 est prévu pour le premier trimestre 2026, et chez ASRock, les BIOS pour les séries 600/700/800 sont disponibles mais ceux de la série 500 sont encore en cours de développement.

Donc allez faire un tour sur le site support de votre fabricant, vérifiez si votre modèle est concerné, et installez le patch si c'est le cas.

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1,5 To de VRAM sur un Mac Studio - Le RDMA Thunderbolt 5 qui change la donne

Par : Korben
21 décembre 2025 à 08:04

Vous rêvez de faire tourner des modèles d'IA de 600 milliards de paramètres sur votre bureau sans avoir à vendre vos enfants ? Hé bien Jeff Geerling vient de tester un truc qui va vous faire baver, je pense. En tout cas, moi ça m'énerve (dans le bon sens du terme hein...) !

Apple lui a prêté 4 Mac Studios M3 Ultra pour tester une nouvelle fonctionnalité qui débarque avec macOS 26.2 et qui s'appelle le RDMA over Thunderbolt 5. En gros, c'est une techno qui permet à plusieurs Macs de partager leur mémoire unifiée comme si c'était un seul gros pool de RAM et du coup, au lieu d'avoir 4 machines séparées avec chacune leur mémoire, vous vous retrouvez avec 1,5 To de VRAM partagée accessible par toutes les machines.

Le setup de Jeff c'est deux Mac Studios avec 512 Go de RAM chacun à environ 11 700 dollars pièce, plus deux autres avec 256 Go à 8 100 dollars. Total de la douloureuse : environ 40 000 dollars. Ça pique, c'est clair, mais attendez de voir ce que ça fait.

Le truc qui change vraiment la donne avec le RDMA c'est la latence. Avant, quand un Mac devait accéder à la mémoire d'un autre Mac via le réseau, ça prenait environ 300 microsecondes. Avec cette nouvelle implémentation Thunderbolt 5, on tombe à moins de 50 microsecondes. Ça paraît rien comme ça, mais pour faire tourner ce genre de modèles, c'est énorme.

Jeff a fait tourner des benchmarks classiques et les résultats sont plutôt impressionnants. Sur Geekbench 6, le M3 Ultra explose le Dell Pro Max et l'AMD Ryzen AI Max+ 395 en mono et multi-coeur. Mais le plus fou c'est sur le benchmark HPL en virgule flottante 64 bits où c'est le seul système desktop testé à dépasser 1 Téraflop, avec presque le double des performances du Nvidia GB10.

Côté modèles IA massifs, le cluster fait tourner Qwen3 235B à 32 tokens par seconde avec Exo, DeepSeek V3.1 et ses 671 milliards de paramètres scale correctement sur les 4 machines, et même Kimi K2 Thinking avec ses 1000 milliards de paramètres tourne à environ 30 tokens par seconde. Tout ça en consommant environ 250 watts max et en faisant quasi aucun bruit.

Par contre, c'est encore du logiciel en beta et ça se sent. Par exemple, Jeff a eu pas mal de crashs pendant ses tests HPL sur Thunderbolt avec des instabilités qui ont nécessité des redémarrages fréquents, ou encore le fait que seulement 4 Macs sont supportés pour l'instant malgré les 5 ports Thunderbolt 5 disponibles. Ensuite y'a le problème de l'administration à distance qui est inexistante, car impossible de mettre à jour macOS via SSH, donc faut se taper l'interface graphique à la main sur chaque machine.

Bref, c'est hyper prometteur comme techno, surtout pour ceux qui veulent faire tourner des LLM monstrueux sur leur bureau sans monter une salle serveur mais faudra attendre que le logiciel murisse un peu avant de claquer vos 40 000 balles de PEL dedans.

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Transformez vos ebooks en cartes mentales

Par : Korben
12 septembre 2025 à 06:46

Un dénommé SSShooter, développeur de son état, a concocté un projet open source qui pourrait bien vous aider pour mieux apprendre n’importe quel sujet, à l’aide de cartes mentales. Baptisé Ebook to Mindmap , son outil transforme vos EPUB et PDF en cartes mentales interactives, le tout propulsé grâce à l’intelligence artificielle.

Cela permet de ne plus vous cogner 300 pages d’un traité sur le machine learning tout en griffonnant des notes sur un coin de nappe. Là vous glissez votre fichier dans l’outil et voilà ! Vous obtenez une carte mentale structurée regroupant tous les concepts clés, les relations entre les idées et l’architecture globale du bouquin.

Ce qui est plutôt cool avec cet outil, c’est qu’il ne se contente pas de vous balancer un résumé basique. Le projet utilise Google Gemini ou GPT d’OpenAI pour analyser intelligemment le contenu. Il détermine automatiquement la structure des chapitres, ignore les préfaces et tables des matières inutiles et vous propose trois modes de traitement différents selon vos besoins.

Que vous ayez besoin d’un simple résumé textuel parce que vous êtes pressé, d’une mindmap par chapitre pour une analyse détaillée, ou d’une carte mentale globale du livre entier, c’est vous qui choisissez. Et tout ça avec un système de cache intelligent qui vous épargne de re-traiter les mêmes bouquins encore et encore.

Pour l’installation, rien de compliqué si vous avez Node.js 18+ sur votre machine. Un petit git clone, un pnpm install et hop, vous êtes lancé. Vous configurez votre clé API (Google Gemini ou OpenAI), vous uploadez votre ebook et vous laissez l’outil faire son travail. Y’a même une démo accessible ici en ligne pour tester sans installer.

Mais comme le code est open source, vous gardez le contrôle sur le processus. Vous pouvez ainsi définir la profondeur des sous-chapitres à analyser, choisir le type de livre (technique, fiction, business…) et même ajuster les paramètres avancés selon vos besoins spécifiques.

Pour les étudiants qui doivent se farcir des pavés de 800 pages sur la thermodynamique quantique, ou pour les professionnels qui veulent extraire rapidement l’essence d’un livre business sans y passer le weekend, c’est parfait. Et pour les curieux qui accumulent les ebooks mais n’ont jamais le temps de tous les lire en détail, c’est la solution miracle.

Le seul bémol que je vois, c’est qu’il faut quand même une clé API pour faire tourner l’IA. Mais bon, avec les tarifs actuels de Google Gemini, ça reste largement abordable pour un usage personnel. Et puis si vous êtes développeur, rien ne vous empêche de forker le projet et d’y intégrer votre propre modèle d’IA local comme je l’ai fait pour LocalSite .

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